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Passions solaires

Du combat antinucléaire au business écologique: des pionniers du solaire ont entraîné l’Allemagne au premier rang mondial de la conversion aux énergies propres. A Fribourg-en-Brisgau, Rolf Disch a révolutionné l’architecture avec ses maisons solaires conçues pour produire plus d’énergie que ses occupants n’en consomment. En Saxe-Anhalt, Q.Cells a donné un élan mondial à la fabrication des cellules photovoltaïques qui transforment le rayonnement solaire en électricité

Passions solaires

Du combat antinucléaire au business écologique: des pionniers du solaire ont entraîné l’Allemagne au premier rang mondial de la conversion aux énergies propres

A Fribourg-en-Brisgau, Rolf Disch a révolutionné l’architecture avec ses maisons solaires conçues pour produire plus d’énergie que ses occupants n’en consomment

Cloaque chimique du temps de la RDA, Bitterfeld-Wolfen doit son renouveau industriel au succès spectaculaire du fabriquant de cellules photovoltaïques Q.Cells

Du combat antinucléaire au business écologique: des pionniers allemands montrent l’exemple

A Fribourg-en-Brisgau, Rolf Disch révolutionne l’architecture avec ses villas au bilan énergétique positif

Le succès du fabricant de cellules photovoltaïques Q.Cells redonne de l’espoir à une région hier sinistrée

A Fribourg-en-Brisgau, à une soixantaine de kilomètres de Bâle, la révolution solaire est en marche. On s’en rend compte à peine sorti du train. De la passerelle qui enjambe les voies ferroviaires et donne accès aux lignes de tram irriguant le centre-ville, le regard porte sur des toits et des façades couverts de panneaux photovoltaïques. Ecoles, églises, bâtiments administratifs ou industriels, le nouveau stade de foot, une station d’essence, un centre commercial, le bâtiment «Mobile» adossé à la gare et dédié au parcage sécurisé de 1000 vélos: partout les modules solaires couleur bleu-violet concurrencent les clochers gothiques et les tuiles rouges de la cité médiévale.

Au pied de la Forêt-Noire, la ville universitaire, 250 000 habitants, assume fièrement son titre de «cité solaire d’Europe». Le maire Dieter Salomon, issu du parti écologiste Die Grünen, a imposé le slogan «La ville verte». Au pied du Schlierberg, un long bâtiment aux contours futuristes synthétise cette ambition. Le voici, le nouveau paradis vert, le rêve écolo devenu réalité.

Des façades transparentes contrastent avec des panneaux colorés. Commerces et bureaux aux étages inférieurs, logements familiaux dressés comme des tours sur le toit-terrasse: le «bateau solaire» (Sonnenschiff) de l’architecte Rolf Disch est l’étendard de Vauban, un quartier avant-gardiste dans lequel 5000 personnes mènent une expérience collective de conversion au développement durable.

Bâtiment révolutionnaire

«Le Sonnenschiff est un bâtiment tout simplement bien conçu», commente Rolf Disch, sans esbroufe. Vaste toiture solaire – photovoltaïque et thermique – orientée au sud; techniques d’isolation optimale; judicieux système de ventilation naturelle qui rafraîchit les pièces en été et les chauffe en hiver; centrale thermique à bois pour l’apport de chaleur: le Sonnenschiff est révolutionnaire en ce sens qu’il produit plus d’énergie que ses occupants n’en consomment.

Le clou de la visite est la soixantaine de villas solaires construites par Disch juste derrière le Sonnen­schiff. Les rangées de maisons mitoyennes à l’architecture astucieuse arborent des façades peintes en couleurs gaies – une palette de douze teintes choisies par un artiste berlinois. Près de 200 familles vivent dans ce seul «lotissement solaire» (Solarsiedlung).

Aucun détail n’a été laissé au hasard. Intégralement solaires, les toits des villas sont asymétriques: le versant nord, étroit, contraste avec la vaste surface orientée face au soleil. Côté sud justement, des baies vitrées généreuses apportent un maximum de lumière naturelle. A midi, quand le soleil tape le plus fort, les balcons sont ombragés par la proéminence du toit solaire. A l’inverse, côté nord, les façades étanches ne sont trouées que par de petites échancrures pour ne pas donner prise au vent. Des collecteurs solaires produisent une grande partie de l’eau chaude. Chaque ménage dispose d’un espace vert protégé ainsi que d’un cabanon pour ranger les vélos. Les voitures parquent à l’extérieur du lotissement, dans les cales du Sonnen­schiff. Les cheminements sont réservés aux piétons et aux cyclistes. Les enfants sont les rois du lotissement solaire.

«Rente énergétique»

Chaque unité de logement, villa ou appartement, présente un bilan énergétique positif. C’est la marque de fabrique de l’architecture de Rolf Disch, lequel parle de «rente énergétique». Les charges de chauffage sont «largement couvertes» par le surplus de courant solaire, assure Stephan Sattler. Cet avocat a installé son étude dans le Sonnenschiff et il a acheté un appartement dans le lotissement. L’excédent de courant qu’il revend correspond environ au quart de la consommation annuelle moyenne d’électricité d’un ménage helvétique. Il livre une anecdote: «Un jour d’hiver, le chauffage était en panne. Dehors, la température était descendue sous zéro, mais dans l’immeuble personne n’a rien remarqué.» Qui dit mieux?

Ingénieurs, architectes, promoteurs ou élus locaux, on vient de loin pour découvrir les prouesses de l’architecture solaire de Rolf Disch. Des cars de touristes américains et japonais fascinés de high-tech s’annoncent aussi régulièrement. L’agence Freiburg Futour organise des visites. Guide professionnel, luxe d’explications et rencontre avec des habitants du «quartier le plus moderne d’Europe» sont au menu.

Bien que bombardé «pape de l’architecture solaire», Rolf Disch reste le même homme: jovial et modeste. Débordant de projets, il demeure accessible. Ce jour de juillet, il me reçoit à l’heure de midi dans son bureau installé au cœur du «bateau solaire». Autour d’un sandwich et d’un verre d’eau, l’architecte raconte son histoire, celle d’un pionnier convaincu de «faire juste».

Issu d’une famille modeste, Disch dit avoir très tôt appris à regarder droit devant lui pour avancer. Bricoleur, il se forme d’abord comme maçon, puis apprend le métier de menuisier. Quand il obtient plus tard le diplôme d’architecte, il se sent «investi d’une mission sociale». Ce sera son moteur. «J’ai toujours voulu construire pour tout le monde en ménageant la nature et sans sacrifier le confort ni l’esthétique.»

Rolf Disch est venu à l’architecture solaire après avoir milité dans le mouvement antinucléaire. Il a combattu l’installation d’une centrale nucléaire à Whyl, à proximité de Fribourg-en-Brisgau. Mais il ne pouvait pas seulement dire non: «Je devais proposer une alternative.» C’était le début des années 70. La crise pétrolière rendait manifestes les erreurs des générations précédentes, se souvient l’architecte: «Avec l’arrivée de l’exploitation industrielle des ressources fossiles, les hommes n’ont plus tenu compte du soleil pour construire. Ils étaient persuadés que les moyens techniques permettraient de maîtriser la nature. Qu’avec l’électrification et les énergies fossiles, on pourrait simplement tout mettre en marche, chauffer, éclairer, climatiser. On a alors bâti d’une façon aberrante, à rebours du bon sens. Au prix d’un incroyable gaspillage des ressources naturelles. C’est cela qu’il faut corriger.»

Les contestataires intégrés

C’est un des grands mérites de l’Allemagne que d’avoir su tolérer puis intégrer dans la vie quotidienne un vaste réseau de contestataires. Les marginaux qui passaient pour des extrémistes sont devenus les vecteurs du changement. Hier portant sandales et cheveux longs, ils sont aujourd’hui versés dans les affaires et sont passés à l’action. «Je ne suis pas un idéaliste», répétait Joschka Fischer, le rebelle devenu ministre des Affaires étrangères pour Die Grünen. A l’étiquette d’idéaliste, Rolf Disch préfère celle de «missionnaire réaliste». Se servir de la nature sans en consommer les ressources est devenu son leitmotiv. «Tout ce que je construis doit être économiquement rentable et accessible au plus grand nombre.»

Rolf Disch est surtout un self-made-man. Jeune architecte, il apprend à chercher par lui-même des solutions aux problèmes énergétiques qui lui sautent aux yeux. Il entreprend de construire une maison écologique expérimentale pour son propre usage. «Je voulais frapper les esprits. Prouver qu’il était possible de changer de paradigme.» Ainsi naît Héliotrope, du nom de la plante qui oriente en permanence ses fleurs en direction du soleil.

L’étrange maison domine une colline verdoyante un peu plus haut que le lotissement solaire du Schlierberg. Elle a la forme d’un cylindre haut d’une vingtaine de ­mètres, posé sur un support en bois de tout juste 9 mètres carrés. Le plus spectaculaire est qu’elle tourne sur un axe pour s’orienter face au soleil, ou s’en détourner selon le souhait de ses occupants. Bourrée de technologies informatiques et écologiques, la villa est à la fois centrale thermique et électrique grâce au solaire et fabrique de compost à partir d’une récupération astucieuse des déchets biologiques. En moyenne annuelle, Héliotrope produit cinq fois plus d’énergie que sa consommation.

«J’ai démontré que mon architecture n’était pas une extravagance d’illuminé», sourit l’architecte. Les enseignements d’Héliotrope le persuadent de la justesse de sa démarche. Il les appliquera au Sonnen­schiff et aux villas solaires. Combien de fois lui a-t-on dit: «Ça ne marchera que quand le soleil brillera!» Les collègues freinaient; les banques ne voulaient pas prêter; les artisans hésitaient à s’engager. Même le maire vert de Fribourg, que Disch juge trop prudent et sans grande ambition, n’a pas vraiment facilité sa tâche. Têtu, déterminé, avançant tel un rouleau compresseur, Disch a su renverser le scepticisme dominant.

D’un naturel optimiste, l’architecte solaire philosophe sur le chemin parcouru: «Il y a toujours trois phases face au progrès technologique: les moqueries; la résistance; son acceptation quand il devient une évidence.» Rien ne change assez vite pour ce perpétuel impatient. Sa cible préférée: les élus politiques et leur manque chronique d’audace. Disch n’est pas tendre pour sa corporation et les métiers de la construction, «peu curieux» et «trop attachés au statu quo».

Après avoir beaucoup innové et construit, Disch aspire à un changement d’échelle. Ainsi participe-t-il à l’appel lancé à toutes les communes allemandes: construisez 100 000 toits solaires! Une initiative pour promouvoir, dans toute l’Allemagne, la construction durable et l’assainissement énergétique des bâtiments. La partie n’est pas gagnée, mais plus rien ne peut freiner la conversion aux énergies vertes, pense-t-il: «Les mentalités changent enfin. Les géants de l’économie allemande s’engagent, c’est nouveau. Ils ont compris que c’est le seul secteur qui promet encore une solide croissance.»

Rêves alternatifs à Berlin

Pendant que Rolf Disch explorait l’architecture solaire avec Héliotrope à Fribourg-en-Brisgau, un chimiste berlinois du nom de ­Reiner Lemoine cherchait fébrilement comment améliorer la conversion industrielle du rayonnement solaire en courant électrique. Lemoine, associé à deux camarades d’études, crée un «collectif socialiste d’ingénieurs», démarche à la mode dans le Berlin-Ouest des années 70. Le trio habite le quartier alternatif de Kreuzberg. Comme Disch, les trois Berlinois sont des enragés du combat antinucléaire. Lemoine se revendique marxiste. Le capitalisme, pense-t-il, est la source de tous les maux de la société de consommation qu’il vomit.

Ceux qui ont connu Reiner Lemoine se souviennent d’un homme génial, fou, visionnaire. Un enthousiaste, un rêveur, mais aussi un travailleur forcené. Dénoncer ne lui suffisait pas. Comme l’architecte de Fribourg-en-Brisgau, Lemoine brûlait de faire «quelque chose qui rende le monde meilleur». Quand, plus tard, il sut qu’il souffrait d’une tumeur au cerveau dont il est entre-temps décédé, l’ingénieur n’arrêta ni de fumer ni de boire généreusement. Ce qui compte, confiait-il à ses proches, ce n’est pas de vivre longtemps, mais de vivre bien, en harmonie avec ses valeurs.

Un bon coup à jouer

Les villas solaires de Rolf Disch ne seraient pas aussi performantes si Reiner Lemoine n’avait pas forcé le destin. Après la création d’une première start-up, Wuseltronik, puis d’une seconde, Solon, le collectif berlinois, emmené par Lemoine, est prêt pour le grand saut: passer à la production des cellules photovoltaïques. La fabrication des carreaux magiques à base de silicium n’en est qu’à ses balbutiements. Les perspectives de rentabilité du courant photovoltaïque sont controversées. Pour franchir cette étape cruciale, le trio se renforce en accueillant un déçu de McKinsey: le consultant Anton Millner partage leurs ambitions solaires et flaire le bon coup. Au tournant du millénaire, le quatuor crée Q.Cells – Q pour qualité et Cells pour cellules photovoltaïques.

Q.Cells démarre la production en 2001 avec dix personnes dans l’usine bâtie à la hâte à Thalheim, en Saxe-Anhalt dans l’ex-RDA. Le succès sera fulgurant. A son apogée en juin 2008, juste avant le tsunami financier qui freinera brutalement l’économie mondiale, Q.Cells s’est hissé au premier rang mondial des fabricants de cellules solaires. En sept années de croissance exponentielle, la start-up du marxiste ­Lemoine est devenue un global player: la société allemande occupe alors 2600 employés, réalise un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros et exporte ses produits en Europe, aux Etats-Unis et en Asie.

Le vent balaie la campagne de Saxe-Anhalt, immensité plate et monotone piquée, ici et là, d’éoliennes. A 30 km de Leipzig, une forêt de panneaux photovoltaïques jouxte la sortie d’autoroute Bitterfeld-Wolfen. La «vallée solaire» surgit comme un corps étranger qui a trop vite grandi au milieu de nulle part. Dans le prolongement de la centrale solaire s’étend une zone industrielle plantée de bâtiments modernes. C’est là que Q.Cells a installé son QG, entraînant dans son sillage d’autres sociétés ­solaires prometteuses: Solibro, Sovello, Sontor ou Calyxo.

«Les Berlinois ne voulaient jamais venir ici», se souvient Manfred Kressin. C’est lui, le maire de Thalheim, qui les a convaincus. Le Land de Berlin avait refusé son soutien à Lemoine. Thalheim se mit à genoux pour accueillir Q.Cells. Terrains à prix bradés, généreux rabais fiscaux, autorisations de construire délivrées en un tour de main: Lemoine ne trouva nulle part ailleurs de meilleures conditions. Manfred Kressin: «Nous avions tellement souffert après la réunification. Pour créer ne serait-ce que quelques dizaines d’emplois industriels, nous étions prêts à tout.»

La trajectoire étincelante de Q.Cells fait écho à d’autres pages d’histoire écrites par l’industrie chimique allemande précisément dans ce fameux triangle délimité par Bitterfeld, Wolfen et Halle. Avant la Deuxième Guerre mondiale, les patrons d’IG Farben – déjà des Berlinois – avaient installé là la production des pellicules Agfa dont le succès fut planétaire. La chimie resta l’industrie dominante une fois la région passée sous le joug communiste. Mais une grande partie du savoir-faire émigra à l’Ouest et en Union soviétique et les installations périclitèrent. Plus que tout autre site industriel, celui de Bitterfeld-Wolfen symbolisa l’échec de l’économie planifiée est-allemande.

Cloaque chimique

Pire, du temps de la RDA, la région était devenue un indescriptible cloaque: sols souillés par les rejets de la chimie, air infesté des poussières crachées par les cheminées des centrales carburant au lignite massivement exploité dans les alentours. Dans un article retentissant, la journaliste Monika Maron avait stigmatisé la région «la plus sale d’Europe». Après la chute du Mur, il a fallu dix ans pour dépolluer la région. A la facture des gigantesques efforts d’assainissement – 800 millions de DM investis – se sont ajoutés les terribles dégâts humains: plus de 20 000 emplois furent brutalement supprimés; un actif sur deux se retrouva au chômage.

Q.Cells et la vallée solaire: il fallait cette histoire audacieuse et ce beau symbole pour faire souffler un vent d’espoir sur ces lieux jadis sinistrés. La région s’est lentement approprié la réussite de Q.Cells, y trouvant un motif de fierté. «L’industrie solaire est notre avenir», répètent aujourd’hui les élus locaux, la maire de Bitterfeld-Wolfen, Petra Wust, en tête. Mais personne n’a vu venir la crise financière de l’été 2008. L’onde de choc, venue des Etats-Unis, a fini par atteindre le triangle est-allemand de la chimie, qui en a vu d’autres. Toute l’industrie solaire est secouée. Entrée en bourse en 2005, Q.Cells souffre. Nul ne sait combien de temps durera cette mauvaise tempête.

Concurrence féroce

La crise du crédit bloque un peu partout des investissements dans de gros équipements solaires. Le ralentissement de la demande de modules photovoltaïques a rendu évidentes les surcapacités mondiales de production. Les Chinois, qui ont à leur tour acquis la technologie, inondent les marchés de leurs cellules fabriquées à bas coûts salariaux. Désormais, ils devancent les Allemands en volume de production. Sous les coups de boutoir de cette concurrence féroce, les prix s’effondrent, les marges rétrécissent.

Porte-parole de Q.Cells, Martin Wiese aligne les derniers chiffres. Bonjour tristesse! En juin dernier, la société a enregistré la première perte trimestrielle de son histoire (–62,3 millions d’euros). L’exercice 2009 sera déficitaire en dépit du douloureux plan d’économies activé cet été. Les plus anciennes lignes de production viennent d’être fermées et 500 emplois ont été biffés. S’il était encore là, que dirait Reiner Lemoine, le marxiste de Kreuzberg qui maudissait le capitalisme et voulait répandre le bien autour de lui?

Dans des spots diffusés sur les chaînes de télévision allemandes, Q.Cells vante la qualité supérieure de ses cellules solaires. Il ne faut négliger aucun effort pour rivaliser avec le chinois Suntech. Martin Wiese montre des tableaux où dansent des courbes en couleurs qui entretiennent l’espoir: c’est sûr, la demande de cellules solaires reprendra, les potentialités restent immenses.

«L’innovation fera la différence entre les fabricants», assène David Rychtarik à l’heure du repas pris à la cantine de Q.Cells. L’ingénieur, 34 ans et jeune papa, a quitté un emploi au sud de l’Allemagne pour rejoindre le Centre de recherche Reiner Lemoine de Q.Cells dans la vallée solaire. Il énumère les pistes les plus prometteuses: des cellules plus efficaces; la technologie des couches fines; la révolution attendue des cellules solaires organiques. Ses yeux brillent à l’idée de ces «progrès à portée de main». On le devine passionné, déterminé. Comme Reiner Lemoine, comme Rolf Disch, ces pionniers allemands habités du désir de sauver la planète.

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