Ce n’est pas parce que l’agence onusienne réévalue son niveau d’alerte que le risque est ubiquitaire, et de la même importance. Il est de la responsabilité de l’OMS, parfois qualifiée de «fabrique d’angoisse», de donner le ton.
C’est une combinaison inédite. Des bribes de souches grippales humaine, aviaire et porcine qui peuvent muter. Se transmettre entre humains. Toucher aussi les jeunes adultes. Et dont les traces ont été découvertes non pas en Asie, mais dans une autre région du monde. Le nouveau microbe intrigue les scientifiques, et inquiète. A juste titre. Tant ces derniers avouent devoir encore affiner les analyses pour préciser sa structure détaillée. Tant aussi, au-delà des lots de chiffres lancés ici et là, l’on ignore encore le nombre de décès qui lui sont directement imputables. Si la probabilité que se déclenche une épidémie à large échelle existe donc bel et bien, la phase actuelle de l’événement est délicate à gérer.|
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