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Syrie lundi 20 février 2012

Appel à évacuer femmes et enfants du quartier de Baba Amr à Homs

AFP

Une maison détruite dans le quartier de Baba Amr à Homs. (AFP)

Une maison détruite dans le quartier de Baba Amr à Homs. (AFP)

Des militants appellent à l’évacuation des femmes et des enfants du quartier de Baba Amr à Homs, bombardé sans relâche pour étouffer la contestation

Des militants ont appelé lundi à l’évacuation des femmes et des enfants de Baba Amr, le quartier le plus visé par les bombardements des forces du régime dans la ville rebelle de Homs où des renforts de troupes sont arrivés la veille.

«Nous demandons qu’on nous permette de faire sortir les femmes et les enfants de Baba Amr», a déclaré à l’AFP Hadi Abdallah, membre de la Commission générale de la révolution syrienne. «Les habitants vivent dans le froid et dans des conditions insoutenables, ils attendent la mort», ajoute-t-il, alors que plusieurs quartiers de Homs sont assiégés et bombardés sans relâche depuis le 4 février par les forces du régime.

La veille, Hadi Abdallah avait évoqué de «nouveaux renforts militaires dépêchés en ville», craignant qu’ils ne soient utilisés pour lancer l’assaut contre Baba Amr ou attaquer les autres quartiers rebelles de Homs, surnommée la «capitale de la révolution» par les militants.

«Des renforts militaires sont arrivés hier (dimanche), il ne s’agit que de soldats, pas de chars», a indiqué de son côté lundi Rami Abdel Rahmane, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). «Depuis le début de l’offensive, on évoque la possibilité d’un assaut mais on ne sait pas quand il va se produire», a-t-il précisé.

A Damas, théâtre de manifestations sans précédent ces derniers jours, les services de sécurité restaient en état d’alerte. «Après la surprise des manifestations, le régime revoit ses calculs au niveau de la sécurité», a estimé Rami Abdel Rahmane, ajoutant: «Le régime ne permettra pas à Damas de se soulever contre lui.»

Samedi, les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur les «15 000 à 20 000» participants aux funérailles de quatre manifestants abattus vendredi par les troupes du régime le quartier de Mazzé, les premiers protestataires tués au cœur de la capitale. A un kilomètre seulement du palais présidentiel, le quartier de Mazzé abrite de nombreux bâtiments gouvernementaux, de sécurité et des ambassades.

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