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Enlèvement jeudi 21 février 2013

Confusion sur le sort des otages français enlevés au Cameroun

AFP

(AFP)

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Une source militaire camerounaise affirmait ce jeudi matin que les sept Français avaient été libérés. Mais les gouvernements français et camerounais démentent

«C’est une folle rumeur. Si d’aventure ce qui s’est dit à travers cette rumeur était une vérité, le gouvernement camerounais aurait déjà porté l’information à la France», a déclaré le ministre Issa Tchiroma Bakary lors d’une conférence de presse. «Le Quai d’Orsay dément l’information selon laquelle les otages français seraient libérés», a indiqué le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

Un officier supérieur de l’armée camerounaise avait affirmé plus tôt ce jeudi que les otages avaient été retrouvés dans la localité de Dikwa, à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Niger, et qu’ils étaient sains et saufs.

Mercredi soir, la famille avait été localisée dans la petite ville de Dikwa, dans l’Etat nigérian de Borno, aux confins du Nigeria, du Cameroun et du Niger, selon des sources concordantes de l’armée et des services de sécurité camerounais.

La France avait dit «tout faire» mercredi pour retrouver les sept Français, dont quatre enfants de 5 à 12 ans, soupçonnant ouvertement la secte islamiste nigériane Boko Haram d’être à l’origine de l’enlèvement. Des gendarmes français participent depuis mardi à l’enquête au Cameroun.

Les Français, expatriés au Cameroun et en vacances dans le nord du pays, avaient été enlevés mardi par des hommes à moto, qui les avaient emmenés ensuite vers le Nigeria voisin. Il s’agissait du premier enlèvement de Français depuis le début de la guerre lancée par la France le 11 janvier au Mali pour déloger des groupes islamiques armés qui occupaient le nord du pays.

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