Jean-Jacques Rousseau, vivant ou mort il les inquiétera toujours
jeudi 10 mai 2012. Une triple exposition à la Bibliothèque de Genève, à la Fondation Bodmer et à l’Institut et Musée Voltaire illustre trois siècles d’écriture, d’enthousiasmes et de critiques autour de Rousseau. (Source des légendes: «Vivant ou mort il les inquiétera toujours, Amis et ennemis de Rousseau, XVIIIe-XXIe siècles»», catalogue de l’exposition, édité par Gauthier Ambrus et Alain Grosrichard)
Le Discours sur les sciences et les arts. Un exemplaire de l’édition originale du «Discours qui a remporté le prix à l’Académie de Dijon en l’année 1750». Le prix est remporté par un «citoyen de Genève», qui n’est autre que Jean-Jacques Rousseau. Ce Discours sur les sciences et les arts lui permet d’un coup, du fait des controverses qu’il soulève, d’accéder à la célébrité. (Société J.-J. Rousseau)
Emile ou de l’éducation, manuscrit. Fin 1758 ou début 1759, Jean-Jacques Rousseau rédige une première version de l’Emile qu’il reprendra et parachèvera dans un manuscrit définitif en 1760, conservé aujourd’hui en France. La Bibliothèque de Genève expose le premier état de ce texte qui, pour les Révolutionnaires français, fut le plus important de Rousseau. (Société J.-J. Rousseau)
Füssli au secours de Rousseau. En 1767, le futur peintre suisse alémanique Johann Heinrich Füssli publie à Londres où il est installé une défense de Rousseau et de son œuvre, dans la querelle qui oppose ce dernier au philosophe anglais David Hume. Il illustre son ouvrage d’une gravure représentant Rousseau et Voltaire en fous philosophes. (Bibliothèque de Genève)
L’hommage de la Révolution. Le 3 octobre 1794, la Commission exécutive de l’Instruction publique invite la municipalité de Saint-Denis («District de Franciale dans le décret) à organiser le passage sur son sol du cortège qui transporte les restes du philosophe de Ermenonville à Paris pour les déposer au Panthéon. (Société J.-J. Rousseau)
«La faute à Rousseau» < br/>La célèbre chanson apparue dans le premier quart du XIXe siècle est revendiquée par deux chansonniers: un Genevois Jean-François Chaponnière, qui fut le fondateur du Journal de Genève et dont les Poésies, (photo) contiennent «C’est la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau». L’autre père présumé du refrain est le Parisien Béranger. (Bibliothèque de Genève)
1912: Rousseau en épouvantail. Les célébrations du bicentenaire de la naissance de Rousseau donnent lieu à une campagne orchestrée par L’Action française de Charles Maurras. La charge est violente contre ce «métèque» tenu pour responsable de la décadence de la France. A la même époque, un dessin anonyme (ci-dessus) illustre l’ambiguïté de Rousseau méditant tandis que l’on massacre… (Insitut et Musée Voltaire)
Le Discours sur les sciences et les arts. Un exemplaire de l’édition originale du «Discours qui a remporté le prix à l’Académie de Dijon en l’année 1750». Le prix est remporté par un «citoyen de Genève», qui n’est autre que Jean-Jacques Rousseau. Ce Discours sur les sciences et les arts lui permet d’un coup, du fait des controverses qu’il soulève, d’accéder à la célébrité. (Société J.-J. Rousseau)
Emile ou de l’éducation, manuscrit. Fin 1758 ou début 1759, Jean-Jacques Rousseau rédige une première version de l’Emile qu’il reprendra et parachèvera dans un manuscrit définitif en 1760, conservé aujourd’hui en France. La Bibliothèque de Genève expose le premier état de ce texte qui, pour les Révolutionnaires français, fut le plus important de Rousseau. (Société J.-J. Rousseau)
Füssli au secours de Rousseau. En 1767, le futur peintre suisse alémanique Johann Heinrich Füssli publie à Londres où il est installé une défense de Rousseau et de son œuvre, dans la querelle qui oppose ce dernier au philosophe anglais David Hume. Il illustre son ouvrage d’une gravure représentant Rousseau et Voltaire en fous philosophes. (Bibliothèque de Genève)
L’hommage de la Révolution. Le 3 octobre 1794, la Commission exécutive de l’Instruction publique invite la municipalité de Saint-Denis («District de Franciale dans le décret) à organiser le passage sur son sol du cortège qui transporte les restes du philosophe de Ermenonville à Paris pour les déposer au Panthéon. (Société J.-J. Rousseau)
«La faute à Rousseau» < br/>La célèbre chanson apparue dans le premier quart du XIXe siècle est revendiquée par deux chansonniers: un Genevois Jean-François Chaponnière, qui fut le fondateur du Journal de Genève et dont les Poésies, (photo) contiennent «C’est la faute à Voltaire, c’est la faute à Rousseau». L’autre père présumé du refrain est le Parisien Béranger. (Bibliothèque de Genève)
1912: Rousseau en épouvantail. Les célébrations du bicentenaire de la naissance de Rousseau donnent lieu à une campagne orchestrée par L’Action française de Charles Maurras. La charge est violente contre ce «métèque» tenu pour responsable de la décadence de la France. A la même époque, un dessin anonyme (ci-dessus) illustre l’ambiguïté de Rousseau méditant tandis que l’on massacre… (Insitut et Musée Voltaire)