De Durban I à Durban II
La Suisse et Genève sont les hôtes, du 20 au 24 avril prochain, de la Conférence d’examen de Durban sur le racisme, appelée communément Durban II. Un jour après la menace des Etats de l’Union européenne de ne pas participer à la conférence, un texte de compromis vient d’être présenté à Genève
Afrique du Sud. La Conférence mondiale contre le racisme, qui s’est tenue dans la ville sud-africaine de Durban au début septembre 2001 (photo ci-dessus), s’est attelée à évaluer les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance qui y est associée. La réunion a débouché sur une Déclaration et un Programme d’action de Durban (DDPA) censés servir de cadre de référence international pour lutter contre le racisme au début du XXIe siècle. Pour l’heure, cette déclaration et ce programme demeurent le cadre le plus complet en la matière. On y constate les formes de racismes, mais on recommande aussi les manières d’y faire face. Le calendrier du sommet de Durban a joué un rôle important. La conférence s’est tenue symboliquement dans une Afrique du Sud qui venait de se débarrasser du régime d’apartheid. Mais elle s’est aussi achevée deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis qui auront transformé le monde et laissé émerger de nouvelles formes de racisme.