A l’heure de voter sur la recherche, retour sur trois siècles de rapports conflictuels entre science et éthique. Ou comment, depuis l’âge des Lumières, le savoir médical s’est construit sur les pauvres et les exclus
Tout commence, admet-on, en 1747. A bord du navire Salisbury, le médecin militaire James Lind a sur les bras 12 marins atteints du scorbut. On a identifié certains aliments qui pourraient avoir un effet positif, comme les agrumes et la choucroute. Il décide d’en avoir le cœur net et distribue les malades en six groupes de deux auxquels il administre différentes diètes, dont du citron et des oranges et une potion à base d’herbes qu’il juge sans effet.|
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