Des documents internes de la banque, transmis à la direction d’UBS à Zurich, soulignaient clairement les risques liés aux astuces fiscales aux Etats-Unis
Chez les gérants d’UBS, «orange» voulait dire euro, «vert» dollars. Un million était un «cygne» et 250 000 une «noix». «Exemple: ce matin, vendu 2,5 noix orange à 3% et 2 noix vertes à 12%. Voici les nouveaux codes pour faciliter les contacts discrets par e-mail», résume l’auteur de ce code, plus Rantanplan que James Bond. Le document interne d’UBS, daté du 29 novembre 2004 et signé «Dieter», a été rendu public jeudi soir par la cour de Floride dans la procédure qui autorise le fisc américain à exiger de la banque qu’elle révèle l’identité de 52 000 titulaires de comptes gérés en Suisse.|
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