Neuf ans après le voyage triomphal de Jean Paul II, le pape Benoît XVI se rend à son tour en Terre sainte, où il est attendu avec méfiance. Lui qui, jusqu’à présent, n’a pas brillé par son grand flair politique, saura-t-il éviter les nombreux pièges de ce pèlerinage au cœur du Proche-Orient?
Pour Benoît XVI, c’est le voyage de tous les dangers. En effet, le pèlerinage du pape en Terre sainte, qui commence aujourd’hui en Jordanie, va se dérouler dans un contexte de fortes tensions. Politiques, bien sûr. Mais aussi religieuses. Sous le pontificat de Benoît XVI, les relations avec les juifs et les musulmans se sont en effet crispées. Après l’affaire Williamson, après la décision de maintenir la prière pour la conversion des juifs dans la messe en latin du Vendredi-Saint, après le discours de Ratisbonne, le pape allemand ne peut pas se permettre le moindre faux pas. Il faut ajouter à cela des tensions nées de la participation du Vatican à Durban II, un sommet boycotté et décrié par Israël. Au cours de son voyage, qui prendra fin le 15 mai, Benoît XVI va prononcer 24 discours, dont 16 en Israël et en Cisjordanie. Il présidera en outre quatre messes.|
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