cinéma vendredi29 janvier 2010

Entre les lignes de Didier Burkhalter

Aux Journées de Soleure, le ministre de la Culture a emporté l’adhésion en invoquant l’authenticité, la liberté des auteurs et Clint Eastwood. Réelle rupture avec l’ère Couchepin? Retour sur un discours de charmeur de serpents

C’était l’événement des Journées de Soleure: mercredi, dans le cadre de la «Nuit des nominations» pour les Prix du cinéma suisse – où les Romands Séverine Cornamusaz (Cœur animal) ou Frédéric Mermoud (Complices) ont logiquement gagné la chance de prétendre aux Quartz qui seront remis le 6 mars à Lucerne –, la vraie vedette a été Didier Burkhalter. Il s’agissait en effet de la première rencontre du nouveau ministre de la Culture avec le milieu du cinéma suisse, «cette famille, a-t-il dit, qui ne ressemble à aucune autre». Après le règne de Pascal Couchepin, du «populaire de qualité» et de ses répliques à l’emporte-pièce (les festivaliers soleurois n’ont jamais oublié ses remarques, en 2007, sur les «pulls norvégiens» des «résidus» de mai 1968), le nouveau chef du Département de l’intérieur porte de grandes attentes sur ses épaules. Et il le sait. Il a donc tenu un discours qui lui a valu d’être ovationné comme jamais son prédécesseur ne le fut.

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