«Le danger du clivage ethnique»
Pour le leader de l’opposition, les réformes de Najib ne s’attaquent pas aux faiblesses intrinsèques du système de discrimination positive en place. «Je suis pour la discrimination positive pour les pauvres, sans références aux races. Mais la politique de discrimination positive basée sur les races demeure. Najib a juste opéré quelques ajustements.» Pour l’opposant, la politique de discrimination positive n’est pas condamnable en soi, mais elle ne doit pas être basée sur des critères ethniques. «Je suis contre toute politique d’assistance basée sur les races, car ces programmes ouvrent la porte aux abus. Seuls les riches en bénéficient. A Kuala Lumpur, 70% des pauvres sont Malais, 20% Indiens et 10% Chinois, ce sont eux qui doivent être aidés», assène-t-il.