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Formation jeudi 23 février 2012

HEID conforté dans son autonomie

Les Etudes internationales en jeu

Conduite par l’ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin, une expertise conforte l’Institut de hautes études internationales et du développement (HEID) dans son autonomie.

Au moment où les liens entre cette institution et l’Université de Genève font débat, la commission externe, mandatée par le Département de l’instruction publique, conclut dans un rapport publié mercredi que «les compétences développées, les personnes, la reconnaissance de l’Institut ne permettent pas d’imaginer un abandon de l’Institut au profit de l’Université de Genève». Les observateurs notent qu’ils ont «senti une certaine tension entre les directions des deux institutions», ainsi qu’entre les professeurs.

Relations tendues

De fait, l’avenir de HEID agite la Genève académique depuis plusieurs mois. Les responsables de l’Institut redoutent une volonté de mainmise de l’Université, laquelle déplore notamment la forte sélectivité à l’entrée du master délivré par HEID pour les étudiants en relations internationales qui font leur bachelor dans la filière de l’alma mater.

L’analyse ne cautionne pas l’idée, parfois évoquée, de faire de l’Institut une université à part entière, mais il évoque un «potentiel de collaboration et de synergie». Le groupe d’experts encourage même une certaine concurrence, par exemple avec la création d’un master en relations internationales au sein même de l’Université.

Deux lectures d’un rapport

Directeur de HEID, Philippe Burrin se dit «très satisfait» de ces conclusions, «et notamment du fait que l’accent est mis sur l’autonomie de l’Institut. Il importe que l’on en vienne à une discussion pratique, sur la diversité de la place universitaire, que nous appelons de nos vœux.»

Du côté de l’Université, on veut aussi faire une lecture «positive» du rapport, souligne le vice-recteur Yves Flückiger. Il relève la mise à l’écart de la piste d’une institution universitaire propre, et met en valeur «la forte complémentarité» entre les deux maisons.

Le rapport cosigné par Pascal Couchepin apporte une lecture extérieure des liens liant, ou opposant, l’Institut et l’académie, mais il ne règle pas vraiment la question. Le Département de tutelle annonce d’ailleurs la création d’un groupe de travail. Avec pour délicate mission de pacifier les acteurs de la Genève internationale, sur son front de la formation.

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