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diplomatie mercredi 08 septembre 2010

Le président allemand en visite d’Etat à Berne

ATS

(Keystone)

(Keystone)

Christian Wulff est attendu ce mercredi dans la capitale pour une visite d’Etat de deux jours. Il entend profiter de ce voyage pour soigner les relations entre les deux pays, mises à mal par les attaques contre le secret bancaire et la querelle autour du bruit des avions

«Nous voulons regarder amicalement vers l’avant», indique la présidence allemande à la veille de la première visite d’Etat de Christian Wulff à l’étranger depuis son entrée en fonction il y a deux mois. Le président allemand est attendu en milieu d’après-midi à Berne. Il sera accueilli avec les honneurs militaires sur la place fédérale par le Conseil fédéral in corpore. Il rencontrera ensuite une délégation du gouvernement suisse, conduite par la présidente de la Confédération Doris Leuthard. Une rencontre avec des représentants de l’économie figure également au programme.

Jeudi, Christian Wulff doit se rendre à Lausanne, où il visitera le «Rolex Learning Center» de l’EPFL. Plus tard dans la journée, il est attendu à l’Université de Zurich afin de prendre part à une table ronde.

L’Allemagne est le partenaire commercial le plus important pour la Suisse et, dans les régions frontalières du Haut-Rhin et du Lac de Constance, la coopération est particulièrement intensive. En outre, les Allemands, 250 000 en Suisse, constituent le deuxième plus grand groupe d’étrangers dans le pays, derrière les Italiens.

La Suisse tient à particulièrement soigner ses relations avec sa grande voisine au niveau gouvernemental. Durant son année présidentielle, Doris Leuthard a déjà rencontré à deux reprises la chancelière allemande Angela Merkel. De plus, la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a accueilli en décembre son homologue allemand Guido Westerwelle pour une visite de travail.

Deux dossiers ont été au cœur des discussions entre les deux pays dernièrement: la controverse sur le bruit des avions autour de l’aéroport de Zurich et les questions liées au secret bancaire et à la négociation d’un accord révisé de double imposition. Ils devraient à nouveau être évoqués lors de cette visite.

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