Le marché des ouvrages de valeur reste remarquablement stable à travers le temps, car il échappe aux spéculateurs et mobilise des collectionneurs passionnés. Même Internet ne parvient pas à l’ébranler.
Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, le commerce du livre précieux reste à l’abri des intempéries. La crise ne semble pas l’affecter fortement. «Des statistiques ont montré que la valeur des livres anciens n’a jamais baissé au cours du temps, au contraire…», relève Marc Agron Ukaj, qui tient à Lausanne la Librairie de l’Univers. «C’est un marché de passionnés, pas de spéculateurs», confirme Anne Heilbronn, responsable des livres et manuscrits chez Sotheby’s à Paris. Jacques Quentin, libraire à Genève et expert auprès de nombreuses institutions, tempère: «Le monde du livre subit un contrecoup. Il y a moins de ventes, moins de catalogues. L’élan inflationniste de ces dernières années se calme. Les golden boys à l’américaine qui se constituaient une bibliothèque en un an à grands frais ont renoncé. Libraires et acheteurs semblent attendre des jours meilleurs. Cela dit, les ventes qui ont lieu marchent très bien.»|
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