«Les négateurs du réchauffement climatique ignorent les faits»
Propos recueillis par Stéphane Foucart
Thomas Stocker, coprésident suisse du GIEC, dénonce la propagande qui nie la réalité scientifique. Il la compare à celle de l’industrie du tabac
A quelques jours de
la Conférence de Copenhague, les climato-sceptiques, qui attribuent le réchauffement en cours à d’autres facteurs que l’activité humaine (LT du 23.11.2009), prennent une place grandissante dans le débat public. Thomas Stocker, professeur de physique du climat à l’Université de Berne et coprésident du groupe I du
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), voit dans ces discours la «négation» de «faits établis» et conteste leur caractère scientifique.