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médias mardi 18 décembre 2012

2012, une des années les plus meurtrières pour les journalistes

LT

Parmi les 67 journalistes tués en 2012 figure la grande reporter américaine Marie Colvin. Elle a succombé à ses blessures suite à l’explosion d’un obus, probablement tiré intentionnellement par l’armée syrienne, lors d’un reportage à Homs. (AFP)

Parmi les 67 journalistes tués en 2012 figure la grande reporter américaine Marie Colvin. Elle a succombé à ses blessures suite à l’explosion d’un obus, probablement tiré intentionnellement par l’armée syrienne, lors d’un reportage à Homs. (AFP)

L’année 2012 va vraisemblablement être l’une des années les plus meurtrières pour les journalistes à travers le monde puisque au moins 67 d’entre eux ont été tués dans le cadre de leur travail, a annoncé mardi le Comité pour la protection des journalistes (CPJ)

La Syrie a de loin été le pays le plus meurtrier pour les reporters avec 28 morts.

«Avec 67 journalistes tués directement dans le cadre de leur travail à la mi-décembre, 2012 est partie pour devenir l’une des années les plus meurtrières depuis que le Comité pour la protection des journalistes a commencé à référencer ces décès en 1992», a indiqué le comité, basé à New York.

Ce chiffre est en augmentation de 42% par rapport à l’an dernier, notamment en raison du conflit en Syrie, des fusillades en Somalie, de la violence au Pakistan ou des meurtres de journalistes au Brésil.

La pire année jusqu’à présent a été 2009, qui a vu 74 journalistes mourir dans le cadre de leur travail, dont près de la moitié avaient été tués dans un massacre dans la province des Philippines de Maguindanao.

L’immense majorité des victimes, 94%, sont morts dans leur propre pays, un chiffre dans la moyenne des années précédentes.

Seuls quatre journalistes ont été tués en dehors de leur pays, tous en Syrie: deux Français, le photographe indépendant Rémi Olchik et le reporter de France 2 Gilles Jacquier, ainsi que l’Américaine Marie Colvin, qui écrivait pour le Sunday Times de Londres, et la journaliste de l’agence Japan Press Mika Yamamoto.

Le CPJ a précisé qu’il enquêtait également sur les décès de 30 autres journalistes pour savoir s’ils étaient morts dans le cadre de leur mission.

«Les journalistes internet ont été touchés plus durement que jamais, alors que la proportion de journalistes indépendants tués a de nouveau été supérieure à la moyenne historique», a encore souligné le CPJ dans son analyse annuelle.

D’autres organisations internationales recensent également de manière indépendante les décès de journalistes. Ainsi, Press Emblem Campaign, basée à Genève, a calculé que 139 journalistes ont été tués en 2012 dans 29 pays différents, soit une augmentation de 30% par rapport à l’an dernier. En 2011, 106 journalistes avaient été tués en 2011, dont 20 qui couvraient les événements du Printemps arabe, a indiqué Press Emblem Campaign.

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