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Batman: Arkham City mercredi 30 novembre 2011

The cat, the rat, the bat

Testé sur PS3. Egalement disponible sur Xbox 360 et PC.

Il y a deux ans, personne n’avait parié le moindre kopeck lors de la sortie d’une énième adaptation de Batman en jeu vidéo. Seulement voilà, «Batman Arkham Asylum» cassa littéralement la baraque, réussissant à rassembler dans un même élan les amateurs de rongeurs en cuir noir et la critique. Repris entièrement par Warner, laissant ainsi de côté Eidos, l’opus 2011 était pour le moins très attendu.

Et l’attente était justifiée. L’ovni s’est transformé en une des plus belles franchises vidéo-ludiques du moment, et pas seulement dans l’univers des super-héros américains, qui a généralement produit des déceptions. Hors actualité cinématographique généralement castratrice, cet «Arkham City» existe pour soi, ce qui lui donne sa liberté d’action dans le «Batvers». Ecrit par Richard Pini, un vétéran de la bande dessinée et du dessin animé sur le chevalier noir, cet épisode est bien celui de la consécration. Une réalisation parfaite, une modélisation impeccable, un espace de jeu agrandi par rapport au premier tome: ce Batman a tout pour plaire. Les phases de combat – déjà très bonnes dans «Arkham Asylum» – ont encore été fluidifiées. C’est simple : le jeu se regarde comme un film… Il faudra à nouveau vider des salles ou des parties de rue, enchaîner les combos et débloquer de l’équipement, des armures, des figurines, etc... Que du bonheur, en n’oubliant jamais que la vraie force de Batman, c’est la nuit; et qu’une mitraillette, ça tue…

L’histoire en quelques mots, qui reprend directement là où le premier épisode se terminait : l’asile d’Arkham et la prison de Blackgate étant en réparation, les détenus ont été rassemblés dans un quartier de Gotham qui s’est rapidement appelé «Arkham City», car on y retrouve tous les anciens pensionnaires de la maison de soin, les bandits les plus vicieux, arrogants, dangereux. En bref, les ennemis traditionnels de Batman: le Pingouin, l’Homme-mystère, Harley Quinn, le Joker bien sûr… Ainsi que Catwoman, meilleure ennemie de Batman, et qu’il est possible de jouer – l’expérience en vaut la peine tant elle diffère de celle de l’homme-chauve-souris. Mais elle ne peut se faire qu’avec un code, lié à votre compte, nouvelle façon de combattre le marché d’occasions, cible étrange et nouvelle marotte des éditeurs. Sans compter les multiples DLC déjà annoncés.

Mais faisons fi de ces bassesses mercantiles et sachons apprécier l’univers sombre et gothique de ce qui semblerait bien être le meilleur jeu de cette année 2011. Rien de moins.

Note : 5 sur 5

Age : 16 ans

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