La vie ne s’arrête jamais au carrefour de ces deux rues parisiennes presque parallèles, en face de la gare de Lyon
La vie ne s’arrête jamais au carrefour de ces deux rues parisiennes presque parallèles, en face de la gare de Lyon. Pas vraiment une place publique car les cent mètres carrés de trottoir cédés par la bifurcation bordent un boulevard bien plus vaste; pas vraiment un carrefour ordinaire car ils sont peuplés jour et nuit. Des scooters et des motocyclettes accrochés aux barrières métalliques envahissent jusqu’aux passages protégés et importunent les piétons qui tirent des valises à roulettes en direction des TGV. Ils s’entassent près d’une cabane de verre et d’acier dont les lumières s’allument entre onze heures et minuit, au moment où commence le trafic des noctambus. Un guichet minuscule oblige les acheteurs de billets à se pencher vers la vitre pour passer commande au préposé dissimulé dans la pénombre.|
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