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crise de la dette mercredi 18 juillet 2012

Ces patrons espagnols sortis de l’immobilier juste avant le krach

Manuel Jove n’est pas le seul parmi les grandes fortunes espagnoles à avoir senti le vent tourner à l’orée de la crise, en vendant les empires constitués avant le krach dans le BTP et le béton. C’est également le cas de la famille Del Pino et de son conglomérat, Ferrovial

Manuel Jove n’est pas le seul parmi les grandes fortunes espagnoles à avoir senti le vent tourner à l’orée de la crise, en vendant les empires constitués avant le krach dans le BTP et le béton. C’est également le cas de la famille Del Pino et de son conglomérat, Ferrovial.

A la différence du charpentier galicien, les héritiers de Rafael del Pino y Moreno ne réinvestirent pas leurs milliards dans des banques locales. Mais pour le développement d’un empire gérant des autoroutes et des aéroports aux quatre coins du globe. BAA, le groupe britannique gérant notamment l’aéroport de Heathrow, est ainsi une filiale de Ferrovial. Swissport l’a été, un temps. Cintra, qui perçoit les recettes de péages autoroutiers aussi bien au Texas qu’à Toronto ou en Espagne, l’est toujours. «Le groupe est perçu comme noyé dans la crise que traverse l’Espagne, ses actions en paient le prix», remarquait récemment Alvaro Guzman de Lazaro.

«Rares sont ceux gardant à l’esprit que seuls 20% de ses bénéfices brut sont générés dans son pays d’origine», soulignait cet associé de la maison madrilène Bestinver A. M., de passage à Genève à l’invitation de la maison Notz Stucki.

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