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Musiques vendredi 24 février 2012

Mobilisation pour sauver le festival Label Suisse

Michael von der Heide sur la place centrale de Lausanne, 18 septembre 2010. (Salvatore Di Nolfi/Keystone)

Michael von der Heide sur la place centrale de Lausanne, 18 septembre 2010. (Salvatore Di Nolfi/Keystone)

Lâchée financièrement par la RTS, la fête pourrait avoir lieu cette année. Ses responsables y croient

Le désengagement financier de la RTS ne tuera peut-être pas le festival Label Suisse. Annoncé à la fin de l’année passée, le retrait du diffuseur, qui avait créé cette fête des musiques helvétiques en 2004, semblait porter un coup fatal à la manifestation. Depuis, les responsables tentent de la maintenir, pour une édition 2012, a appris Le Temps.

Tous les deux ans, au début septembre durant trois jours, dans plusieurs lieux de Lausanne et sur deux scènes en rue, Label Suisse a offert un panorama de la création musicale helvétique, à quatre reprises. Sans limite de genre, du concert de l’OCL au rap en passant par le jazz. En 2010, plus de 100 000 curieux s’étaient massés dans les salles et devant les scènes.

La RTS a toutefois fermé le robinet financier, «le contexte économique nous obligeant à nous concentrer sur nos programmes, et à pas nous substituer aux organisateurs de concerts», note sa porte-parole Barbara Stutz. Dès lors, l’association qui chapeautait l’événement veut reprendre la main, et affirme «une dynamique forte», selon Vincent Sager, directeur d’Opus One. L’association comprend notamment des représentants des organisateurs de Paléo et du Montreux Jazz Festival, ainsi que de la RTS. A la radio publique, Isabelle Binggeli indique que le souhait est de «garder les fondamentaux: un festival gratuit et urbain, montrant la musique suisse à 360°».

Hors du giron RTS

De fait, Label Suisse quitte le giron de la RTS, tout en la conservant comme partenaire média principal, ce qui peut servir d’argument face aux sponsors. Mais il faudra une réduction de voilure.

L’édition 2010 était devisée à 1,3 million de francs, dont 400 000 fournis, au niveau de l’organisation, par la RTS, et 300 000 par la Ville de Lausanne. Pour une reconduction cette année, l’estimation porte sur 800 000 francs. Les organisateurs devront démarcher les classiques bailleurs de fonds des événements culturels, ainsi que les sponsors privés. Avec l’espoir de proposer une nouvelle palette de talents nationaux.

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