Texte - +
Imprimer
DéCèS DE steve jOBS jeudi 06 octobre 2011

«Comme quand John Lennon est mort»

AFP

Le cofondateur d’Apple Steve Wozniak rend hommage à son partenaire des premières années d’Apple

Le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, réagissant au décès de Steve Jobs, a assuré qu’en créant le groupe ensemble ils n’avaient «jamais» imaginé son importance d’aujourd’hui. «Nous avions le sentiment que c’était incroyablement important, mais nous n’aurions jamais pu imaginer que cela grandirait pour devenir ce que c’est aujourd’hui, que ce serait une part tellement importante de la vie de tout le monde, de tellement de façons», a déclaré M. Wozniak dans un entretien à la chaîne de télévision CNN.

«Ce que nous n’avions jamais perçu, c’est que maintenant tout ce qu’on faisait différemment dans la vie, maintenant on s’assoit à un clavier ou on prend un iPad ou un iPhone et on mène les transactions de sa vie», a ajouté M. Wozniak, «nous ne pouvions pas percevoir qu’on pourrait stocker une chanson dans une mémoire d’ordinateur».

«Au début, l’étincelle, c’était de prendre la technologie d’aujourd’hui et d’en faire la technologie de demain, nous en étions là, et Steve était toujours en train de pousser: «Tu peux faire ceci?», «tu peux faire ça?», au-delà de ce que l’ingénieur savait faire, mais il pouvait obtenir que l’ingénieur dise «oui, je peux, je peux», et finalement c’était fait».

M. Wozniak, qui a cessé de travailler à Apple en 1987, s’est dit «stupéfait, abasourdi» à l’annonce de la disparition de Steve Job, «c’est un peu comme quand John Lennon est mort, ou JFK (ndlr: le président John Kennedy), ou peut-être Martin Luther King: c’est comme un grand trou qu’on ressent». «Tout le monde sait ce qu’il a fait […]. Il a certainement dépassé de très très loin tous les buts qu’il s’était fixés», a-t-il ajouté.

M. Wozniak a également rappelé les débuts d’Apple, dans un garage, faisant une comparaison avec Google, né plus de 20 ans plus tard, et Facebook, créé en 2004. «On soudait du fer, on branchait des trucs, Steve était au téléphone pour acheter des pièces, trouver des ventes, parler à des gens, finir par lever de l’argent»: les tout débuts d’un homme d’affaires en devenir. «Il n’écrivait pas les programmes lui-même, mais il pouvait sûrement employer les formidables techniques de gestion pour obtenir le meilleur de tous les programmeurs» d’Apple, a conclu M. Wozniak.

Texte - +