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Caisses de pension mardi 13 novembre 2012

Démissions à la tête de Retraites Populaires

Le directeur immobilier a investi à titre personnel dans des placements dont il est spécialiste. Il démissionne, ainsi que le directeur général

José Carlos Molina, le directeur immobilier de Retraites Populaires, a participé à titre personnel à des placements dans le domaine dont il est spécialiste, selon un communiqué. L’institution vaudoise cultive l’esprit de mutualité et elle est souvent citée en exemple pour son code d’éthique et ses investissements dans le développement durable. L’entreprise est en outre certifiée ISO 9001:2008. Conformément aux règles d’éthique, il a demandé l’autorisation du directeur général, Claude Richard. De fait, il s’agissait de participations à des investissements dans des PPE, un secteur dont Retraites Populaires est absente, et un projet d’immeuble locatif que l’institution avait écarté pour cause de rendement insuffisant selon ses critères. Le directeur général a autorisé ces investissements parce qu’ils n’entraient pas en conflit avec les intérêts de Retraites Populaires ni avec ceux des mandants, selon le communiqué.Il n’a toutefois pas informé le conseil d’administration, bien que les règles internes l’exigent.

Le conseil d’administration, présidé par Jacqueline Maurer-Mayor, et au sein duquel siège des personnalités politiques comme Pierre-Yves Maillard et Isabelle Moret, a eu connaissance de griefs à l’encontre du directeur immobilier par courrier anonyme. Une enquête a été menée qui n’a pas confirmé les critiques. Le conseil d’administration a décidé de demander au Conseil d’Etat de confier au Contrôle cantonal des finances d’enquêter sur la qualité des règles d’éthique à Retraites Populaires et sur leur respect.

Le conseil d’administration a demandé d’aller au-delà des exigences légales et d’interdire, en raison des risques d’atteinte à l’image, à l’ensemble de ses collaborateurs toute activité immobilière en compte propre, même en l’absence de conflits d’intérêts.

Le directeur immobilier a décidé de donner sa démission à la fin mai 2013, n’étant plus, selon le communiqué, en adéquation avec les nouvelles directives. Le directeur général démissionne également parce que le rapport de confiance avec le conseil d’administration est entamé, selon la société. Il anticipe donc d’une année son départ à la retraite prévu pour mi-2014. Il quittera ses fonctions à fin juin 2013. Le conseil d’administration a pris acte de ces décisions. Il regrette cette situation d’autant que la société s’est fortement développée. En dix ans, les actifs sous gestion ont passé de 10 à 17 milliards de francs.



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