Du front row au poulailler (2e partie)
mercredi 5 octobre 2011
02/10 20h Chez Givenchy, les filles marchent au pas de charge, et mon téléphone n’arrive pas à saisir au vol les vestes hyperstructurées avec leurs sublimes cols en volute qui évoquent les fleurs d’arum. Ni les jupes aux découpes audacieuses et sexy, avec leurs transparences, faites pour mettre en valeur des jambes interminables. En backstage, bousculade de people pour embrasser Riccardo Tisci. Le directeur artistique de la marque explore les différentes facettes de la féminité à chaque défilé et nous surprend en beauté… (Isabelle Cerboneschi)
Lire aussi: Ricardo Tisci, l’oeuvre au blanc (14.09.2011)
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03/10 11h Chez Ungaro, on commence à avoir l’habitude de voir passer les directeurs artistiques comme des comètes. Gilles Deacon n’aura fait que deux saisons. Le printemps-été 2012 est un travail d’équipe. Et c’est plutôt une bonne surprise… (Isabelle Cerboneschi)
03/10 12h Chez Leonard, Véronique Leroy a réussi à innover encore sur la base des archives de la maison. Le fameux imprimé aux orchidées se fait moins reconnaissable. Il devient une partie seulement du motif. Il se fait discret et se laisse même entrecouper par de grandes rayures blanches… Elle a aussi osé un usage des couleurs primaires, rouge, bleu, jaune, assez inattendu. (Isabelle Cerboneschi)
03/10 13h30 Du blanc, des damassés précieux couleur pastel des manteaux de coton ajouré qui laissent entrevoir la peau, des manteaux brodés couleur argent, des imprimés zébrés, des envolées de plumes sur les hanches, qui modulent les pas… Pour la femme entrevue chez Giambattista Valli, la vie semble être une fête qui n’en finirait pas… (Isabelle Cerboneschi)
03/10 15h Des robes de déesse d’une grande pureté, d’une fraîcheur inattendue chez le Russe Valentin Yudashkin. Des broderies, mais à peine. De la fluidité… On va certainement en entendre beaucoup parler… (Isabelle Cerboneschi)
03/10 17h Thierry Colson, son truc, c’est la rayure, et les robes en coton fin qui s’envolent dans le vent. Alors on décroche lorsqu’il lance sur le podium une série de jupes noires de gitane à volants. (Isabelle Cerboneschi)
03/19 18h Vanessa Bruno, fidèle à son image de créatrice chouchou des filles qui s’habillent d’une robe comme d’autres mettent un T-shirt… (Isabelle Cerboneschi)
V04/10 10h30 Après une collection automne-hiver très sombre, de fin de monde, on respire. Karl Lagerfeld fait le pari de la légèreté, de la transparence, avec des tissus étonnants, du vinyle irisé, transparent comme des méduses, des robes d’organza effets branchies, mais aucune sirène, «parce qu’elles n’existent pas», dixit Karl Lagerfeld. Pas de jupes entravées, non plus, mais des formes fluides, qui permettent aux filles qui sortent leurs jambes de marcher à grands pas vers un demain rieur. Elles y vont portant à bout de bras un sac coquillage, avec des perles en ceinture ou qui leur coulent le long du dos… C’était «émerveilleux». (Isabelle Cerboneschi)
04/10 10h30 Un décor «Octopus Garden», pour une collection Chanel inspirée de la transparence du monde des fonds des mers… (Isabelle Cerboneschi)
04/10 12h30 Chez Jean-Charles de Castelbajac, il y a toujours de l’amour et de l’humour dans l’air (et des oreilles de Mickey quelque part). C’est le premier défilé du créateur depuis son rachat mi septembre par le groupe coréen EXR. Moins d’excentricités, ou disons qu’elles se sont faites plus discrètes. Au premier rang à gauche, ses deux fils, et l’absence remarquée de Dita von Teese... (Isabelle Cerboneschi)
04/10 13h30 Un nouveau souffle chez Ingrid Vlasov. Après un premier défilé prometteur, la styliste roumaine s’était un peu perdue dans la redondance de ses robes tatouages. Changement de décor et de ton. L’oiseau est roi, dessiné sur les dos, les hanches, les cuisses, et les robes fluides s’envolent... (Isabelle Cerboneschi)
04/10 15h30 Les robes ne défilent pas chez Junko Shimada, elles flottent... (Isabelle Cerboneschi)
04/10 16h30 Cela faisait cinq ans que le prêt-à-porter Paco Rabanne n’avait pas défilé. On pouvait donc bien attendre encore une heure que le défilé commence. Le créateur indien a lancé sur l’Escalator de Beaubourg des créatures «mugleriennes» (on se dit que c’est lui qui aurait dû être nommé chez Mugler, d’ailleurs)... Des robes en écailles de python évoquant les modèles en métal d’origine, des tailles et des épaules marquées, des broderies qui transforment les manches en gemmes. Et un final de filles en robes d’aluminium... Fou! (Isabelle Cerboneschi)
05/10 10h Oh quelle joie, un manège! Ce n’est pas le premier (Chanel l’a fait il y a quelques saisons) mais il était de toute beauté. Les filles caracolant sur leur cheval blanc, c’est la vision onirique qui nous attendait, chez Vuitton. Une fraicheur, une gaîté, quelque chose d’un Paris rêvé, des robes transparentes brodées de fleurs en matière plastique translucide. Après un défilé automne hiver sombre et SM chic, une sorte de fausse naïveté. Kate Moss a clos le défilé en robe de fraîcheur, et sans cigarette. Si il s’agit du dernier défilé de Marc Jacobs pour Louis Vuitton, c’est une manière assez subtile de dire que la mode est un beau manège... (Isabelle Cerboneschi)
05/10 10h Cette saison les créateurs (ici Marc Jacobs pour Louis Vuitton) ont fait grand usage de nouvelles matières à effets irisés, plastifiés, qui donnent un effet de transparence et de légèreté. Si on devait ne garder qu’un seul mot de cette fashion week, ce serait le mot liberté. (Isabelle Cerboneschi)
05/10 16h30 C’est sur le défilé Élie Saab que se clôt ma semaine. Comme le dit le couturier libanais, ce n’est pas chez lui que l’on vient chercher une mode d’avant-garde. Lui, ce qu’il désire, c’est que les femmes qui portent ses robes soient belles... Elles le seront dans ces envols de voiles, ses robes brodées couleurs de pierres précieuses, saphir ou bien émeraude, ces fourreaux couleur chair qui resculptent les corps... (Isabelle Cerboneschi)
05/10 16h30 Le défilé Élie Saab , encore. Clap de fin. (Isabelle Cerboneschi)
02/10 20h Chez Givenchy, les filles marchent au pas de charge, et mon téléphone n’arrive pas à saisir au vol les vestes hyperstructurées avec leurs sublimes cols en volute qui évoquent les fleurs d’arum. Ni les jupes aux découpes audacieuses et sexy, avec leurs transparences, faites pour mettre en valeur des jambes interminables. En backstage, bousculade de people pour embrasser Riccardo Tisci. Le directeur artistique de la marque explore les différentes facettes de la féminité à chaque défilé et nous surprend en beauté… (Isabelle Cerboneschi)
Lire aussi: Ricardo Tisci, l’oeuvre au blanc (14.09.2011)
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03/10 11h Chez Ungaro, on commence à avoir l’habitude de voir passer les directeurs artistiques comme des comètes. Gilles Deacon n’aura fait que deux saisons. Le printemps-été 2012 est un travail d’équipe. Et c’est plutôt une bonne surprise… (Isabelle Cerboneschi)
03/10 12h Chez Leonard, Véronique Leroy a réussi à innover encore sur la base des archives de la maison. Le fameux imprimé aux orchidées se fait moins reconnaissable. Il devient une partie seulement du motif. Il se fait discret et se laisse même entrecouper par de grandes rayures blanches… Elle a aussi osé un usage des couleurs primaires, rouge, bleu, jaune, assez inattendu. (Isabelle Cerboneschi)
03/10 13h30 Du blanc, des damassés précieux couleur pastel des manteaux de coton ajouré qui laissent entrevoir la peau, des manteaux brodés couleur argent, des imprimés zébrés, des envolées de plumes sur les hanches, qui modulent les pas… Pour la femme entrevue chez Giambattista Valli, la vie semble être une fête qui n’en finirait pas… (Isabelle Cerboneschi)
03/10 15h Des robes de déesse d’une grande pureté, d’une fraîcheur inattendue chez le Russe Valentin Yudashkin. Des broderies, mais à peine. De la fluidité… On va certainement en entendre beaucoup parler… (Isabelle Cerboneschi)
03/10 17h Thierry Colson, son truc, c’est la rayure, et les robes en coton fin qui s’envolent dans le vent. Alors on décroche lorsqu’il lance sur le podium une série de jupes noires de gitane à volants. (Isabelle Cerboneschi)
03/19 18h Vanessa Bruno, fidèle à son image de créatrice chouchou des filles qui s’habillent d’une robe comme d’autres mettent un T-shirt… (Isabelle Cerboneschi)
V04/10 10h30 Après une collection automne-hiver très sombre, de fin de monde, on respire. Karl Lagerfeld fait le pari de la légèreté, de la transparence, avec des tissus étonnants, du vinyle irisé, transparent comme des méduses, des robes d’organza effets branchies, mais aucune sirène, «parce qu’elles n’existent pas», dixit Karl Lagerfeld. Pas de jupes entravées, non plus, mais des formes fluides, qui permettent aux filles qui sortent leurs jambes de marcher à grands pas vers un demain rieur. Elles y vont portant à bout de bras un sac coquillage, avec des perles en ceinture ou qui leur coulent le long du dos… C’était «émerveilleux». (Isabelle Cerboneschi)
04/10 10h30 Un décor «Octopus Garden», pour une collection Chanel inspirée de la transparence du monde des fonds des mers… (Isabelle Cerboneschi)
04/10 12h30 Chez Jean-Charles de Castelbajac, il y a toujours de l’amour et de l’humour dans l’air (et des oreilles de Mickey quelque part). C’est le premier défilé du créateur depuis son rachat mi septembre par le groupe coréen EXR. Moins d’excentricités, ou disons qu’elles se sont faites plus discrètes. Au premier rang à gauche, ses deux fils, et l’absence remarquée de Dita von Teese... (Isabelle Cerboneschi)
04/10 13h30 Un nouveau souffle chez Ingrid Vlasov. Après un premier défilé prometteur, la styliste roumaine s’était un peu perdue dans la redondance de ses robes tatouages. Changement de décor et de ton. L’oiseau est roi, dessiné sur les dos, les hanches, les cuisses, et les robes fluides s’envolent... (Isabelle Cerboneschi)
04/10 15h30 Les robes ne défilent pas chez Junko Shimada, elles flottent... (Isabelle Cerboneschi)
04/10 16h30 Cela faisait cinq ans que le prêt-à-porter Paco Rabanne n’avait pas défilé. On pouvait donc bien attendre encore une heure que le défilé commence. Le créateur indien a lancé sur l’Escalator de Beaubourg des créatures «mugleriennes» (on se dit que c’est lui qui aurait dû être nommé chez Mugler, d’ailleurs)... Des robes en écailles de python évoquant les modèles en métal d’origine, des tailles et des épaules marquées, des broderies qui transforment les manches en gemmes. Et un final de filles en robes d’aluminium... Fou! (Isabelle Cerboneschi)
05/10 10h Oh quelle joie, un manège! Ce n’est pas le premier (Chanel l’a fait il y a quelques saisons) mais il était de toute beauté. Les filles caracolant sur leur cheval blanc, c’est la vision onirique qui nous attendait, chez Vuitton. Une fraicheur, une gaîté, quelque chose d’un Paris rêvé, des robes transparentes brodées de fleurs en matière plastique translucide. Après un défilé automne hiver sombre et SM chic, une sorte de fausse naïveté. Kate Moss a clos le défilé en robe de fraîcheur, et sans cigarette. Si il s’agit du dernier défilé de Marc Jacobs pour Louis Vuitton, c’est une manière assez subtile de dire que la mode est un beau manège... (Isabelle Cerboneschi)
05/10 10h Cette saison les créateurs (ici Marc Jacobs pour Louis Vuitton) ont fait grand usage de nouvelles matières à effets irisés, plastifiés, qui donnent un effet de transparence et de légèreté. Si on devait ne garder qu’un seul mot de cette fashion week, ce serait le mot liberté. (Isabelle Cerboneschi)
05/10 16h30 C’est sur le défilé Élie Saab que se clôt ma semaine. Comme le dit le couturier libanais, ce n’est pas chez lui que l’on vient chercher une mode d’avant-garde. Lui, ce qu’il désire, c’est que les femmes qui portent ses robes soient belles... Elles le seront dans ces envols de voiles, ses robes brodées couleurs de pierres précieuses, saphir ou bien émeraude, ces fourreaux couleur chair qui resculptent les corps... (Isabelle Cerboneschi)

