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fukushima au jour le jour jeudi 08 mars 2012

Avril 2011

Laurent Horvath

Samedi 30 avril 2011

Dès cet après-midi, l’opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi va reprendre l’évacuation de l’eau hautement radioactive d’un tunnel du bâtiment du réacteur 2. Deux pompes seront mises en services. L’opération de transvasement avait été interrompue vendredi pour vérifier s’il y avait des fuites dans le bâtiment.

Tepco a pompé 2400 tonnes d’eau radioactive du tunnel depuis le 19 avril. A la question, mais où va aller cette eau radioactive, Tepco annonce qu’elle envisage d’enterrer des citernes et de stocker cette eau radioactive sur place. Cette stratégie a l’avantage de faire disparaître immédiatement le problème, mais l’inconvénient de transmettre «la patate chaude» aux générations futures d’ingénieurs et de transférer les coûts au gouvernement japonais.

L’employée de Tepco fortement irradiée jeudi était accompagnée de 20 autres collègues. Trois d’entre elles ont également été fortement contaminées. Elles n’avaient pas les protections nécessaires pour travailler dans ce bâtiment confesse Tepco.

Vendredi 29 avril 2011

Après avoir déversé des tonnes d’eau qui ont mélangé et dilué l’eau hautement radioactive, c’est en toute logique que Tepco a annoncé que les taux d’iode et de césium ont diminué dans la piscine du réacteur 4 et le bâtiment du réacteur 1. L’eau hautement radioactive a été stockée en vue d’un «éventuel traitement». Mais au rythme où l’eau s’accumule, il semble que l’océan Pacifique soit la solution alternative.

Dans les galeries du réacteur 2, l’eau continue de descendre à un rythme de 1 cm par jour. Une bonne nouvelle en chasse l’autre. Aujourd’hui, les taux de radioactivité de l’eau située sous les réacteurs 3 et 4 sont à nouveau à la hausse. Il s’agit vraiment d’une histoire sans fin. L’opérateur prévoit qu’il faudra 3 mois pour que le niveau de radiations commence à baisser et 9 mois pour réduire les fuites radioactives à un niveau «très bas».

Nous terminons sur une note positive, la température continue à descendre dans le réacteur 1 et de l’azote est injecté afin de prévenir une explosion d’hydrogène.

Jeudi 28 avril 2011

Après avoir injecté 10 tonnes d’eau par heure dans le réacteur 1 de manière expérimentale, deux conclusions peuvent être tirées: A) le réacteur a tenu le coup, B) la température est passée de 107 degrés à 84 degrés Celsius et la pression diminue. Par contre, Tepco ne sait pas combien d’eau se trouve à l’intérieur du réacteur 1.

Hier, Tepco a révisé ses estimations des dégâts, mises en doute par l’Agence de sûreté nucléaire japonaise. Pour le réacteur 1, l’opérateur a fait passer de 55 à 70% le taux de dégâts du combustible nucléaire, reconnaissant que les niveaux de radiation n’étaient pas corrects et devaient être revus à la hausse. Pour les réacteurs 2 et 3, Tepco est passé de 5% de dégâts à respectivement 35% et 30%.

Finalement, une employée de Tepco, qui travaillait dans l’un des bâtiments hautement radioactifs, a été très fortement irradiée. Tepco s’excuse du fait qu’elle n’avait pas reçu un masque de protection et un équipement adéquat pour ce type d’opération. Deux autres collègues, qui se trouvaient avec elle, ont également été irradiées sans que Tepco révèle la gravité de leur irradiation.

Mercredi 27 avril 2011

Cela faisait déjà un moment que nous n’avions plus de nouvelle du réacteur 2; c’est donc à cet instant qu’il nous fait des signes: l’eau qui se trouve dans ses galeries est beaucoup plus radioactive que prévu. Tepco est en train d’essayer d’évacuer une partie de cette eau. Pour résumer, les taux de radioactivité sont en train de monter dans les réacteurs 1, 2 et 3 ainsi que dans la piscine du réacteur 4. Tout va bien du côté des réacteurs 5 et 6.

Aujourd’hui à titre expérimental, Tepco va augmenter la quantité d’eau déversée dans le réacteur 1 passant de 6 à 14 tonnes par heure. Après avoir vérifié qu’il n’y avait pas de fuite à l’intérieur du réacteur 1, cette opération devrait aider à couvrir les crayons de combustible qui sont à l’air libre. Il s’agit d’immerger les barres de combustible pour assurer un refroidissement continu. Le concept a l’air bon, mais il va à l’encontre de ce que Tepco avait annoncé il y a 3 jours: diminuer la quantité d’eau car le réacteur 1 est soumis à une trop forte érosion aquatique.

Dans les bonnes nouvelles, hier mardi, des robots télécommandés ont été envoyés à l’intérieur du bâtiment du réacteur 1 pour en vérifier l’état, notamment la présence de fuites éventuelles. Aucun dégât majeur n’a été constaté.

Mardi 26 avril 2011

Le plus gros avantage d’avoir six réacteurs dans une centrale nucléaire, c’est qu’en cas de pépin on ne s’ennuie jamais. Après avoir rencontré des soucis avec les réacteurs 1 et 4 durant ce week-end, ce mardi, c’est au tour du réacteur 3 de se rappeler aux bons souvenirs des ingénieurs.

En effet, le niveau de radioactivité de l’eau est en train de monter dans le sous-sol du réacteur 3 et dans la piscine du réacteur 4. Dans le sous-sol du réacteur 3, la quantité d’eau n’est plus qu’à 99 centimètres de la limite (+10 centimètres en 3 jours). Tepco va devoir transvaser cette eau, mais l’opérateur n’a pas de lieu de stockage pour l’instant.

Dans la piscine du réacteur 4, les taux de césium 134 et 137 et d’iode 131 ont également pris l’ascenseur.

Dans les bonnes nouvelles, Tepco refait actuellement les circuits électriques. Les six réacteurs de la centrale nucléaire sont maintenant reliés par paires à des sources d’alimentation extérieures.

La préfecture de Fukushima a lancé une vaste opération pour euthanasier une partie des animaux qui se trouvent dans la zone d’exclusion de 20-30 km autour de la centrale. Plus de 3000 vaches, 30 000 cochons, 630 000 poulets, 100 chevaux et des milliers de chiens vivaient dans cette zone. Une partie de ces animaux sont déjà morts de faim ou devront être abattus.

Lundi 16h00

Tepco annonce que 70% du combustible nucléaire contenu dans le réacteur 1 est endommagé. Les ingénieurs ont lancé l’idée d’installer un échangeur de chaleur pour accélérer le rétablissement du système de refroidissement. Le refroidissement actuel avec de l’eau fragilise le réacteur 1 qui ne pourrait plus supporter un tremblement de terre.

L’idée de Tepco se heurte à un inconvénient majeur: l’installation doit se faire par des humains alors que le taux de radioactivité dans le réacteur 1 est mortel pour l’homme. Bref, de la théorie à la pratique, il y a un grand écart. Tout comme l’effet d’annonce et de communication face à la réalité du terrain. L’équation semble toujours être aussi insoluble.

Lundi 25 avril 2011 (07h00)

L’eau radioactive de la piscine du réacteur 4 joue au yo-yo. Après être montée à 91 degrés samedi, il a fallu 200 tonnes d’eau pour faire descendre le thermomètre à 66 degrés Celsius hier dimanche. Ce lundi, la température est remontée à 81 degrés et Tepco est à nouveau obligé d’ajouter 210 tonnes d’eau aujourd’hui.

Ce n’est pas forcément la stratégie annoncée samedi: réduire la quantité d’eau à 70 tonnes/jour car le bâtiment du réacteur 4 montre des signes de faiblesse et croule sous le poids et l’érosion de l’eau. Mais priorité au remplissage, car il manque actuellement 2,5 mètres d’eau dans cette piscine et une partie des 1535 crayons radioactifs est à l’air.

La préfecture de Fukushima a lancé une vaste opération pour euthanasier une partie des animaux qui se trouvent dans la zone d’exclusion de 20-30 km autour de la centrale. Plus de 3000 vaches, 30 000 cochons, 630 000 poulets, 100 chevaux et des milliers de chiens vivaient dans cette zone. Une partie de ces animaux sont déjà morts de faim ou devront être abattus.

Dimanche 24 avril 2011

Alors que les médias ne parlent plus beaucoup de Fukushima, nous serions tentés par l’adage: pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Depuis quelques jours, nous aimerions bien avoir des bonnes nouvelles, mais ce n’est pas encore le cas.

Tepco se bat toujours avec des tonnes d’eau utilisées pour refroidir les réacteurs. D’ici à la fin de juin, Tepco désire installer des cuves de stockage pouvant contenir 31 000 tonnes d’eau hautement radioactive et avec l’espoir d’en pouvoir faire quelque chose un jour. Cela permettra à l’entreprise française Areva de montrer que son savoir-faire dans le traitement de l’eau radioactive n’est pas uniquement une opération de communication et de «public relations». Areva est en train de «bricoler» un système de filtration des déchets radioactifs sans que l’on sache si cette improvisation pourra être fonctionnelle un jour.

Tepco a également présenté une carte de la centrale avec la liste de tous les débris hautement radioactifs qui devront être enlevés par des machines de chantier télécommandées à distance.

Fait nouveau: des milliers de manifestants se sont réunis à Tokyo pour demander l’arrêt du nucléaire au Japon et le développement des énergies renouvelables. Alors qu’ils n’étaient que des dizaines, les semaines passées, cette augmentation est significative.

Samedi 23 avril

Les nouvelles ne sont pas très bonnes du côté de Fukushima. Est-ce dû à une plus grande transparence du gouvernement ou à une situation qui est en train de déraper? Les deux grosses préoccupations de l’instant: le réacteur 1 et la piscine 4.

A force de l’arroser, le réacteur 1 semble donner des signes de grosse fatigue. Le gouvernement japonais se soucie de sa capacité à résister à de nouveaux tremblements de terre. Des 3 réacteurs en dérive, les crayons de combustible nucléaire du réacteur 1 sont les plus endommagés et chaque heure 6000 tonnes d’eau sont nécessaires pour les refroidir. Tepco présume que l’eau s’évapore, pour se condenser peu après dans l’enceinte de confinement. L’opérateur prévoit de remplir partiellement l’enceinte de confinement avec de l’eau pour refroidir le réacteur. Les ingénieurs souhaitent que le niveau d’eau atteigne le haut des crayons de combustible du réacteur 1 d’ici à la mi-juillet. Il en va de même pour le combustible du réacteur 3, même motif, même date. D’ici là, et s’il n’y a pas une grosse secousse tellurique, nous aurons le temps d’en reparler.

Du côté de la piscine du réacteur 4, Tepco a pris la décision de minimiser la quantité d’eau de refroidissement injectée dans la piscine de combustible usé. Ceci par crainte d’endommager encore plus le bâtiment du réacteur lui-même, qui pourrait crouler sous le poids de l’eau! Rien que ça!

Hier vendredi, la température de l’eau était d’environ 91 degrés Celsius, soit plus de 50 degrés de plus que la température normale. Tepco a donc été forcé d’injecter 200 tonnes d’eau et forcément ça pèse! Evoquant les dégâts constatés sur les murs du bâtiment contenant la piscine suite à l’explosion d’hydrogène du mois dernier, Tepco estime que des injections excessives d’eau pourraient affaiblir encore plus la structure du bâtiment. Nous en venions presque à regretter quand Tepco nous cachait la vérité, ça nous faisait moins peur…

Vendredi, 8h00

Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a annoncé que le taux de radioactivité dans la zone de sécurité de 20 à 30 km autour de la centrale de Fukushima, était très dangereux pour la santé des habitants. Les habitants ont un mois pour évacuer.

Le PDG de Tepco, Masataka Shimizu, a rencontré et présenté ses excuses au gouverneur de Fukushima Yuhei Sato. M. Sato avait toujours refusé de rencontrer le PDG de Tepco, critiquant la manière dont l’entreprise gérait la crise.

■Vendredi 22 avril 2011 (07h30)

Sixième semaine depuis le tremblement de terre. Depuis vendredi dernier, les progrès montrent une stagnation. Le seul véritable changement provient du gouvernement qui semble avoir changé sa stratégie de communication et montrer un peu plus de franchise.

Les tentatives pour faire baisser les niveaux d’eau hautement radioactive dans le réacteur 2 montrent une diminution de 5 centimètres seulement. L’eau pompée est immédiatement remplacée par l’eau utilisée pour refroidir les réacteurs.

Le premier ministre japonais Naoto Kan a rencontré des réfugiés de Fukushima. Sa visite a été très tendue. Certains habitants n’ont pas hésité à critiquer sa manière de gérer cet accident. Pour un pays d’habitude très retenu, ces attaques devant les caméras de la TV nationale sont les premières depuis le début de la catastrophe nucléaire. Durant sa visite, une zone interdite de 20 km autour de la centrale a été décrétée. La police a découvert que plus de 60 familles y vivaient toujours en dépit des risques liés aux radiations.

Le ministère japonais de la Santé va mener des tests pour évaluer si le lait de certaines femmes contient des traces de radioactivité à la suite de l’accident nucléaire déclenché le 11 mars. Des mesures réalisées par un institut privé ont mis en évidence de faibles traces d’iode radioactif 131 dans certains prélèvements de lait maternel chez jusqu’à 50% des femmes testées dans un périmètre de 150 km de Fukushima.

■ Jeudi 21 avril 2011 (07h00)

Les visites dans les réacteurs par les deux robots, montrent qu’il sera bien périlleux d’y entrer. A part des taux de radioactivité mortels pour l’homme, le pourcentage d’humidité dépasse les 94%. Tepco va devoir installer des systèmes à air conditionné pour diminuer cette humidité.

Les efforts de pompage de l’eau hautement radioactive dans le réacteur 2 atteignent leurs limites. En deux jours, malgré le pompage de tonnes d’eau, le niveau ne descend toujours pas. L’eau radioactive évacuée est systématiquement remplacée par celle qui refroidit les réacteurs. L’assèchement des salles des machines et des canalisations souterraines est une condition essentielle pour faire redémarrer le système de refroidissement des réacteurs.

Le rayon d’évacuation de 20 km mis en place autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima va délimiter une zone interdite, afin d’éviter que les 80’000 personnes évacuées y retournent en dépit de risques élevés pour leur santé.

■ Mercredi 10h00

Le gouvernement japonais a interdit la vente des poissons de Fukushima et a demandé à la population de ne pas les manger. C’est la première fois que le gouvernement fait une annonce aussi catégorique. Lundi, le Ministère de la santé a mesuré dans certains poissons des taux très élevés de césium radioactif, jusqu’à 29 fois la limite légale.

■ Mercredi 20 avril 2011

Les estimations financières actuelles pour résoudre les problèmes de Fukushima montrent que la facture finale pourrait atteindre les 220 milliards de dollars. En comparaison, 25 ans après Tchernobyl, les coûts totaux se montent à 285 milliards de dollars.

Débuté hier, le pompage du réacteur 2 a permis l’évacuation de 210 tonnes (sur 25 000 tonnes) d’eau hautement radioactive et l’abaissement de 1 cm d’eau dans les salles des machines ainsi que des canalisations et des galeries souterraines. A ce rythme, le bout du tunnel est encore assez loin!

De leur côté, les radiations et le niveau de l’eau mesuré dans les réacteurs 5 et 6 ainsi que dans les canalisations qui relient les réacteurs 3 et 4 sont repartis à la hausse. Tepco devra déplacer plus de 100 tonnes d’eau des réacteurs 5 et 6. Au total dans toute la centrale, Tepco est en face d’une montagne de 67 500 tonnes d’eau radioactive. Un travail titanesque et certainement des rejets en vue dans l’océan Pacifique.

■ Mardi 19 avril 2011

Tepco a débuté le pompage de l’eau hautement radioactive qui se trouve dans le bâtiment du réacteur 2 et qui menace de se déverser, une fois de plus, dans le Pacifique. Environs 10 000 tonnes d’eau devront être transvasées et ensuite traitées dans une installation proche du réacteur 4. Tepco espère pouvoir transférer 480 tonnes d’eau par jour et terminer ce travail dans plus d’un mois.

Tepco avait déjà tenté de vider cette galerie technique souterraine reliée au réacteur 2, mais des fuites provenant de l’arrosage régulier des réacteurs continuaient de la remplir d’une eau fortement irradiée. Hier, des robots étaient entrés dans le bâtiment du réacteur 2 et avaient mesuré des taux de radiation bien trop élevés pour que des hommes puissent y travailler. Tepco va également vérifier si du plutonium s’est effectivement échappé des réacteurs. De petites quantités de plutonium avaient déjà été décelées autour de la centrale de Fukushima.

■ Lundi 18 avril

Les mesures de radioactivité prises par des robots à l’intérieur du réacteur 3 montrent un taux élevé, entre 28 et 57 millisieverts par heure (500 000 millisieverts par an) et dans le réacteur 1 de 10 à 49 millisieverts par heure (430 000 millisieverts par an).

Les doses légales pour les liquidateurs étant fixées à 250 millisieverts par an, un ouvrier pourra y travailler pendant 5 heures avant de devoir quitter la centrale nucléaire pour une année. Ça ne va pas être facile!

Ce lundi, ce robot va effectuer les mêmes mesures dans le réacteur 2. Des photos devraient également être prises.

De son côté, le taux de radioactivité et le niveau de l’eau sous le réacteur 2 continuent de croître. Si le niveau continue de s’élever, l’eau pourrait déborder et se déverser, à nouveau, dans le Pacifique.

Dimanche 17 avril 2011

A court d’idées et de solutions, Tepco tente de gagner du temps et annonce qu’il lui faudra au moins 6 à 9 mois pour reprendre le contrôle des réacteurs de la centrale de Fukushima et environ trois mois pour commencer à réduire la radioactivité.

Ce dimanche, des robots américains vont tenter de pénétrer dans les réacteurs pour prendre des images et mesurer la contamination.

Le niveau de la radioactivité de l’eau souterraine est en constante augmentation depuis hier. Cette eau hautement contaminée pourrait venir des fuites du réacteur 2. Si le niveau de l’eau continue de monter, elle pourrait à nouveau se déverser dans le Pacifique.

De son côté, le CEO de Tepco, Masataka Shimizu, pourrait prochainement laisser sa place. Depuis le début de la catastrophe, M. Shimizu a brillé par son absence et son congé maladie pour raison de stress.

Samedi 20h00

Selon le gouvernement, la radioactivité a fortement augmenté dans le Pacifique. Cette nouvelle hausse pourrait provenir d’une nouvelle fuite en provenance de la centrale. Les quantités d’iode 131 sont 6500 fois supérieures à la limite légale et les quantités de césium 134 et 137 ont été multipliées par 4.

Ce samedi, les liquidateurs ont commencé à déverser des sacs de zéolithes dans la mer. Ce minerai a la particularité d’absorber la radioactivité du césium.

Ce matin, une secousse tellurique de 5,9 a secoué le nord de Tokyo.

Samedi 16 avril 2011

Selon Tepco, le niveau de l’eau radioactive dans un tunnel du réacteur 2 continue d’augmenter. L’opérateur craint également de possibles fuites d’eau radioactive dans l’océan ou dans la nappe phréatique.

Mercredi, Tepco avait terminé de transférer de l’eau contaminée, environ 660 tonnes, du tunnel vers le condenseur d’une turbine. Cette opération avait permis d’abaisser de 8 cm le niveau d’eau dans le tunnel. Mais ce samedi matin, le niveau a de nouveau augmenté, dépassant de 2,5 cm celui précédemment enregistré. Il doit y avoir une fuite quelque part.

Vendredi 17h00
Hier, après avoir révélé que les barres radioactives de la piscine 4 ont en partie fondu, Tepco annonce aujourd’hui que l’eau radioactive dans les sous-sols des réacteurs 1, 2 et 3 est en augmentation.

Dans le réacteur 1, les quantités d’iode 131 ont été multipliées par 6 et le césium de 38 x depuis cette semaine. Sous le réacteur 2, la radioactivité de l’eau a augmenté de 17x pour l’iode, et 8 x pour le césium.

Depuis 10 jours, Tepco a pompé 660 tonnes de cette eau hautement radioactive pour la stocker provisoirement dans un bassin placé sous le réacteur 2. Mais les quantités d’eau à évacuer ne baissent pas, ce qui montre que l’eau injectée par les liquidateurs pour refroidir les réacteurs s’échappe quelque part. Selon Tepco, il y a environ 60 000 tonnes d’eau hautement radioactive à retirer des sous-sols des réacteurs 1 à 3.

Entre le 11 mars et le 5 avril, 500 millions de tweets (twitter.com) ont été échangés sur la catastrophe nucléaire de Fukushima, avec des pointes à 650 000 messages par jour. Quand l’information devient immédiate, même à l’autre bout de la planète. Surprenant! (Twitter avec 2000Watts.org)



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