Le Neuchâtelois Didier Burkhalter succède à Pascal Couchepin le 1er novembre à la tête du Département fédéral de l’intérieur, dont la remise des clés a lieu ce vendredi. Retour sur le parcours d’un travailleur opiniâtre qui fuit les paillettes et les intrigues politiciennes
Rien ne semble l’atteindre. Dans la victoire ou la défaite, Didier Burkhalter reste sur la retenue. Pas d’émotions, ou si peu. Lors de l’annonce de son élection au Conseil fédéral, le 16 septembre dernier, il a esquissé un sourire crispé. Celui de l’homme réputé sérieux et peu charismatique, en décalage avec les codes d’un univers politico-médiatique qui se nourrit de grandes déclarations et de petites phrases assassines.|
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