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Espace vendredi 30 novembre 2012

Des études confirment la présence de glace sur Mercure

AFP

Planète la plus proche du Soleil, avec une température moyenne de 169 degrés, Mercure contiendrait de la glace à ses deux pôles. C’est ce qu’ont confirmé trois études publiées jeudi dans la revue Science

«Ces nouvelles données indiquent que la glace d’eau se trouvant dans les régions polaires de Mercure atteindrait plus de trois kilomètres d’épaisseur si elle était étendue sur une superficie de la taille de Washington DC», à savoir 117 km2, explique David Lawrence de l’Université Johns Hopkins à Laurel (Maryland), le principal auteur de l’une des trois études publiées jeudi dans la revue américaine Science sur cette découverte.

Mercure, où la température moyenne est de 169 degrés, paraît être le dernier endroit où trouver de la glace. Mais l’inclinaison de seulement un degré de son axe de rotation fait qu’aux pôles, des zones de la planète ne voient jamais le Soleil, expliquent ces scientifiques.

Une vieille hypothèse

L’hypothèse de la présence d’eau gelée sur Mercure a été avancée il y a plusieurs décennies et avait été confortée en 1991 avec la détection de plaques aux pôles de la planète. Un grand nombre de ces plaques correspondaient à l’emplacement de vastes cratères d’impact cartographiés par la sonde américaine Mariner 10 dans les années 1970.

Mais les images prises en 2011 et plus tôt cette année par Messenger ont confirmé toutes les observations précédentes de ces plaques plus ou moins brillantes dans les zones sombres des régions polaires. Outre les images, les instruments à bord de la sonde, dont un spectromètre à neutrons, ont permis d’établir qu’il s’agissait bien d’eau et de mesurer précisément les volumes.

Apportée par des astéroïdes

«Nous estimons que selon les mesures effectuées avec le spectromètre, la glace se trouve sous une couche de 10 à 20 centimètres d’épaisseur d’un matériau sombre», précise David Lawrence. Selon les deux autres recherches sur Mercure publiées jeudi, ce matériau plus sombre, tout comme l’eau, aurait été apporté par des astéroïdes.

Messenger (MErcury Surface, Space ENvironment, GEochemistry, and Ranging) est le premier engin à être sur l’orbite de Mercure, et ce depuis 2011, après un périple de plus de six ans durant lequel il avait déjà survolé la planète à trois reprises pour la photographier presque totalement.

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