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Classement mercredi 09 septembre 2009

La Suisse gagne la course à la compétitivité en 2009

La crise pèse sur plusieurs économies avancées, les Etats-Unis en premier. La Chine et l’Inde progressent

La Suisse se hisse en tête du classement annuel de la compétitivité mondiale publié mardi par le World Economic Forum (WEF). Elle devance d’un cheveu les Etats-Unis, qui occupent traditionnellement le premier rang. Les places suivantes sont occupées par Singapour, plusieurs pays d’Europe du Nord, les deux économies exportatrices que sont l’Allemagne et le Japon et par le Canada.

«La Suisse n’a pas amélioré globalement sa compétitivité, mais elle bénéficie du recul de plusieurs autres Etats», a expliqué vendredi dernier la responsable du classement, l’économiste Jennifer Blanke, lors d’une présentation à la communauté diplomatique de Genève. La crise a particulièrement affecté les pays de taille moyenne très endettés comme l’Irlande, l’Espagne, passés respectivement de la 22e à la 25e place et de la 29e à la 33e place. Elle a touché violemment certaines économies émergentes comme la Russie (63e).

En revanche, le rapport marque un bond en avant du Brésil (56e). La Chine (29e) et l’Inde (49e), qui affirment leurs rôles de moteurs de l’économie mondiale, gagnent chacun un rang. «La crise ne provoque pas de reculs dans le classement, mais elle met en lumière des faiblesses qui peuvent affecter la compétitivité d’un pays dans le moyen terme», a relevé Jennifer Blanke.

«Affaiblissement contenu»

La Suisse, particulièrement son secteur financier, a subi les contrecoups de la crise, rappelle le WEF. «Mais cet affaiblissement a été contenu comparativement à d’autres pays», souligne l’organisation basée à Cologny, aux portes de Genève. Ses forces, qui n’ont guère changé, résident dans sa capacité d’innovation et dans le caractère sophistiqué de son environnement d’affaires. En revanche, le WEF ne voit toujours pas assez d’étudiants dans les universités.

Basé à 70% sur des sondages auprès des dirigeants d’entreprises membres du WEF, et pour le solde sur des statistiques, le classement est fortement soumis aux variations de sentiments de la communauté d’affaires. Par ailleurs, en calibrant ses analyses pour chaque pays, il ne prend pas en compte les systèmes d’intégration régionaux. Le marché intérieur européen ne compte ainsi pour pas grand-chose dans les pondérations, alors qu’il est de plus grande taille que celui des Etats-Unis.

Le rapport sur la compétitivité de l’IMD, publié le 20 mai dernier, classait les Etats-Unis au 1er rang et la Suisse au quatrième.

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