onu samedi30 mai 2009

Ban Ki-moon est accusé d’être trop conciliant envers Colombo

Le secrétaire général de l’ONU a salué les efforts du gouvernement sri lankais, mais n’a pas osé en dénoncer les dérives de peur d’accroître la pression sur les travailleurs sur le terrain

La controverse remonte jusqu’à Ban Ki-moon. L’apparente volonté des Nations unies de ne pas révéler le vrai bilan des massacres au Sri Lanka (LT du 29.5.09) met le secrétaire général de l’ONU au cœur de la polémique. Contrairement aux affirmations onusiennes, le nombre de personnes tuées par la dernière offensive du gouvernement sri lankais s’élèverait à 20 000 morts et non à 7700. Le recensement des victimes dans un conflit aussi opaque reste un exercice difficile, mais les témoignages et preuves photographiques du quotidien britannique The Times semblent étayer la thèse d’une rétention d’information. Ulm Jauhar, ministre à la Mission du Sri Lanka à Genève, dénonce pourtant cette guerre des chiffres: «Si les gens qui énoncent ces chiffres ont des preuves, qu’ils les avancent. Pour l’instant, nous n’en avons pas vues.»

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