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environnement lundi 04 février 2013

La pollution atmosphérique chinoise arrive au Japon

Agences

Différence entre le 31 janvier et le 1er février à Pékin. (Ed Jones/AFP)

Différence entre le 31 janvier et le 1er février à Pékin. (Ed Jones/AFP)

Le taux maximum de pollution autorisé par les autorités nippones a été dépassé ces derniers jours. En cause, des particules toxiques en provenance de Chine

La pollution atmosphérique chinoise commence à arriver depuis quelques jours dans l’ouest du Japon, ont indiqué les autorités japonaises poussées à diffuser des consignes de sécurité. Le taux maximum de pollution autorisé par les autorités a été dépassé ces derniers jours.

C’est ce qu’a expliqué Atsushi Shimizu, un responsable de l’Institut national des études environnementales (NIES). «Il est difficile de dire avec une certitude absolue que tout cela vient de Chine, mais il est certain qu’une bonne partie de la pollution atmosphérique actuelle vient des pays à l’ouest du Japon», a-t-il estimé.

Le problème le plus préoccupant est la concentration de très fines particules qui a atteint jusqu’à 50 microgrammes par mètre cube ces derniers jours, bien au-dessus de la norme maximum autorisée de 35 microgrammes. Ces particules peuvent provenir soit du sable des déserts chinois ou mongoliens, soit des gaz d’échappement et des fumées d’usines.

Afflux dans les hôpitaux

«A cette époque de l’année, il n’y a pas de vent de sable, donc ce sont bien des particules toxiques auxquelles nous avons affaire», analyse M. Shimizu en demandant la plus grande prudence aux gens atteints de problèmes respiratoires.

Le Ministère japonais de l’environnement a indiqué que son site internet avait été pris d’assaut ces derniers jours, les gens voulant à la fois s’informer et savoir comment se protéger. Les pics de forte pollution atmosphérique ces derniers jours à Pékin ont provoqué un afflux dans les hôpitaux de patients en détresse respiratoire.

Depuis la mi-janvier, Pékin et d’autres villes du nord de la Chine ont été affectées par le phénomène. Dans la capitale, le nombre de cas de personnes souffrant de problèmes pulmonaires ou de difficultés pour respirer a enregistré une hausse de 20%, selon une enquête du journal Pékin-Matin.

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