Texte - +
Imprimer
Reproduire
Catastrophe samedi 07 avril 2012

Le trafic maritime est devenu beaucoup plus sûr

Un rapport atteste de progrès notables, mais aussi de nouveaux défis

Le trafic maritime est beaucoup plus sûr qu’il y a un siècle, mais il rencontre de nouveaux défis. Ainsi se résume le rapport que l’Université de Cardiff et l’assureur Allianz ont publié le mois dernier, à l’occasion du 100e anniversaire du naufrage du Titanic.

La première amélioration notable concerne la réglementation internationale, quasi inexistante à l’époque et riche aujourd’hui de nombreuses conventions – à commencer par celle pour la Sauvegarde de la vie humaine en mer (Solas), liée directement au naufrage du Titanic. Un exemple de changement: il est aujourd’hui acquis que les fusées de détresse possèdent une couleur spécifique, le rouge, alors qu’elles pouvaient avoir n’importe quelle teinte en 1912. Ce qui avait coûté très cher au paquebot en perdition, puisque ses fusées blanches n’avaient pas réussi à alerter l’équipage d’un navire croisant à proximité.

Le deuxième progrès d’envergure touche aux instruments de navigation et de communication, avec l’apparition successive du gyrocompas, du radar et du GPS parallèlement au développement spectaculaire des transmissions radio.

Mais il reste un gouffre entre la loi et son application. L’accident du Costa Concordia au large de l’Italie en janvier a montré que l’amélioration des règlements n’empêche pas les erreurs humaines. Et les ferries des pays en dé­veloppement continuent à in­quiéter. Quant à l’ouverture du passage du Nord-Ouest, dans l’océan glacial Arctique, il soulève des problèmes inédits.

Reproduire
Texte - +