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Le produit de la semaine lundi 05 mars 2012

Le turbo de l’investisseur pharma

Dieter Haas*

Malgré d’innombrables tentatives, l’action nominative Novartis n’est pas parvenue à passer durablement au-dessus du prix d’exercice. Les chances que le certificat RLADR mette le turbo avant l’échéance sont absolument intactes

Toujours essayé, mais jamais réussi! Ainsi peut se résumer le sentiment actuel de l’acheteur du certificat outperformance RLADR. Dès que la nominative Novartis donne l’impression de dépasser durablement le prix d’exercice, un revers survient très rapidement. De ce fait, le produit ne parvient pas à déployer tout son potentiel. Il faut ajouter que durant les moments difficiles de la crise financière, le groupe bâlois a très bien résisté. L’action se traite à nouveau au-dessus du prix d’exercice.

Les eaux boursières sont à nouveau plus agitées. On s’attend à ce que les principales banques centrales (Etats-Unis, Chine, Europe) continuent d’injecter d’importantes liquidités sur les marchés. Cela devrait permettre d’assurer la poursuite de la hausse des bourses. Les perspectives pour les prochains mois sont donc positives. Mais comme les incertitudes restent importantes, l’appétit au risque des investisseurs promet d’être modéré. Cet environnement assure généralement une forte demande en valeurs défensives aussi bien de la pharma que de l’alimentation.

Si l’indice SMI s’est relativement bien comporté, il le doit avant tout aux trois poids lourds de la cote suisse que sont Nestlé, Novartis et Roche. Leur pourcentage à la capitalisation totale n’a cessé d’augmenter ces derniers mois. L’indicateur de force relative laisse place pour une poursuite de la tendance, d’autant que le niveau record de 71,2% remonte au 19 novembre 2008. L’adjonction d’éléments tels que le facteur d’outperformance augmente considérablement les chances de succès. Au sein des certificats outperformance existants sur la nominative Novartis, le RLADR est celui qui offre le taux de participation le plus élevé. Ceci avec une échéance très éloignée et un prix d’exercice relativement bas. Grâce à un taux de participation extrêmement élevé de 212%, en cas de succès, les gains promettent d’être généreux.

En raison de sa construction, la participation n’est importante qu’à l’approche de l’échéance du produit. Le cours du certificat outperformance reste donc en retrait de la valeur que l’on pourrait attendre en raison de son effet de levier avant l’échéance. Il offre actuellement, comme au début de l’émission, un rendement lié à son évaluation latérale. Au niveau actuel, le risque de baisse du RLADR, en dehors du renoncement au dividende, correspond à celui de la valeur du sous-jacent.

*Coopération payoff et Le Temps

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