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Open d’Australie mardi 17 janvier 2012

Novak Djokovic sur les rails

Isabelle Musy Melbourne

Djoko n’a laissé aucun doute dès le premier tour, il est candidat à sa propre succession. (AFP)

Djoko n’a laissé aucun doute dès le premier tour, il est candidat à sa propre succession. (AFP)

Le numéro un mondial a parfaitement réussi son entrée dans le tournoi en s’imposant 6-2 6-0 6-0 face à l’Italien Paolo Lorenzi. Le Serbe a retrouvé toute sa verve et vise son troisième open d’Australie. De son côté, Andy Murray a connu un début de match plus poussif avant de battre l’Américain Ryan Harrison 4-6 6-3 6-4 6-2

On l’avait quitté épuisé fin 2011. Après avoir marché sur l’eau jusqu’à l’US Open, remportant 10 titres dont trois Grand Chelems et s’offrant 64 victoires pour seulement deux défaites, Novak Djokovic a connu une deuxième moitié de saison laborieuse. Le dos en compote et l’épaule en souffrance, le numéro un mondial n’était plus que l’ombre de lui-même. Contraint à l’abandon pendant un match de Coupe David et au forfait avant son quart de finale à Paris Bercy, il a tenté de faire bonne figure au Masters de Londres en assurant le minimum syndical avant de filer au soleil avec sa belle.

Le revoilà frais et pimpant pour cet open d’Australie, plus sec que jamais. Mardi, pour son entrée en lice dans le tournoi, il n’a pas eu le temps de souffrir de la chaleur caniculaire qui règne sur Melbourne. Le numéro un mondial a expédié sa rencontre de premier tour en 1h32, s’imposant 6-2 6-0 6-0 face à l’Italien Paolo Lorenzi. «Je voulais bien commencer l’année avec ce premier match. J’avais décidé de renoncer à jouer la première semaine de la saison (ndlr: à Doha) afin d’être vraiment prêt pour Melbourne. Il m’a fallu un ou deux jeux pour trouver mon rythme mais globalement, je suis satisfait de mes performances aujourd’hui. Les conditions étaient difficiles. C’était le jour le plus chaud depuis que je suis en Australie. 35 degrés je crois. Il faut un petit peu de temps pour s’y faire. Ce d’autant plus qu’il faisait froid ces dix derniers jours. Mais j’ai appris à bien me préparer pour être plus endurant et mieux supporter ce genre de conditions. Je suis content de la manière dont je gère physiquement la chaleur.»

Novak Djokovic apprécie particulièrement le tournoi de Melbourne, théâtre de sa première couronne en Grand Chelem en 2008 et du début de son incroyable série en 2011. «Il m’est difficile de comparer mes deux victoires ici. Mais je dirais que la différence la plus cruciale entre 2008 et 2011, c’est que l’an dernier, je suis entré sur le court avec une plus grande confiance en mes capacités, et mon jeu est plus régulier qu’il y a quatre ans. Je crois désormais en la victoire possible face à mes plus grands rivaux dans les grands événements.»

Andy Murray a vécu une entame de tournoi plus compliquée que son pote Djokovic. Le numéro 4 mondial, qui a réussi l’exploit d’éloigner Ivan Lendl des greens pour l’embaucher comme coach, a perdu le premier set face à l’Américain Ryan Harrison avant de s’imposer 4-6 6-3 6-4 6-2. Au prochain tour, l’Ecossais affrontera le Français Edouard Roger-Vasselin. Probablement une formalité pour Murray. Depuis sa défaite face à Jo-Wilfried Tsonga au premier tour de l’open d’Australie 2008, le numéro 4 mondial n’a perdu que 2 matchs sur 38 face à des joueurs tricolores.

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