Texte - +
Imprimer
Reproduire
repère samedi 27 mars 2010

Pour Microsoft, la censure est un droit

La firme de Redmond ne suivra pas l’exemple de Google et restera active en Chine, malgré la censure

Sergueï Brin est «déçu». En se retirant du marché chinois après une série de piratages visant des entreprises américaines et les comptes e-mail de dissidents, le cofondateur de Google espérait que d’autres suivraient son exemple. Microsoft a confirmé jeudi qu’il n’en ferait rien, et que ses services resteraient accessible en Chine. «J’osais espérer que les plus grandes entreprises ne mettent pas leurs profits avant tout, a déclaré Segueï Brin, précisant que celles-ci devaient «faire attention» à l’usage qui était fait de leurs services. «Nous apprécions que différentes compagnies puissent prendre différentes décisions selon leurs expériences et leurs vues», a répondu Microsoft par communiqué. Fin janvier, Bill Gates avait décrit la censure chinoise comme «très limitée».

Tous n’ont pas pris le message de Google à la légère. GoDaddy, premier vendeur mondial de noms de domaine, s’est lui aussi retiré pour dénoncer le contrôle des autorités sur ses services. Le portail Yahoo!, qui avait permis l’arrestation d’un journaliste chinois en transmettant des données, a mis un terme à ses activités en 2005. Reste le Californien Cisco, leader des équipements de réseaux informatiques, qui fournit à la Chine le matériel et le savoir-faire nécessaires à la censure. Cisco investira des centaines de millions de dollars en Chine ces prochaines années pour y développer ses activités.

Reproduire
Texte - +
Publicité