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Editorial samedi 07 avril 2012

Le risque zéro n’existe pas

La sécurité maritime a fait des progrès. Mais malgré toutes les améliorations réalisées depuis le naufrage du «Titanic», le risque d’accident n’est pas écarté

Un siècle a passé depuis cette nuit sans lune du 14 au 15 avril 1912 au cours de laquelle le Titanic a sombré dans l’Atlantique Nord. Et pourtant, personne n’a oublié la terrible collision du paquebot et de l’iceberg, le sauve-qui-peut général qui a suivi et le bilan vertigineux du naufrage: 1513 morts sur 2224 passagers. A l’occasion du centième anniversaire de l’événement, films, livres, études et rapports sortent ces jours en pagaille.

Comment expliquer une telle fascination? Au-delà des circonstances dantesques de l’accident, au-delà du nombre élevé de victimes, c’est l’identité du navire et de ses passagers qui continue à frapper les esprits. Le Titanic était considéré à l’époque comme le plus luxueux et le plus sûr des paquebots. Et nombre de ses passagers, qui avaient payé une fortune pour embarquer, étaient de ceux que la vie avait apparemment choisi de préserver.

Le naufrage du Titanic nous interpelle aujourd’hui encore parce qu’il nous rappelle que la mort rôde partout, même dans les lieux jugés les plus sûrs, et frappe qui elle veut, même les plus riches et les plus puissants. Un récent rapport de l’Université de Cardiff et de l’assureur Allianz décrit les nombreux progrès réalisés en matière de sécurité maritime depuis le fameux naufrage. Et ce dans les domaines les plus divers, réglementation internationale, formation des équipages, instruments de bord. L’étude n’en insiste pas moins sur les nouveaux défis posés au secteur de la navigation, qui emploie des bâtiments toujours plus grands pour transporter toujours plus de passagers sur toujours plus de mers. Malgré toutes les améliorations réalisées, le risque subsiste. Dans notre monde très sophistiqué comme autrefois sur le plus chic des paquebots.

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