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l’interview de Philippe Hebeisen samedi 22 octobre 2011

Vaudoise Assurances va démarrer son expansion en Suisse alémanique

Philippe Hebeisen: «Le risque principal est celui que posent les bas taux d’intérêt.» Lausanne, 12 octobre 2011 (photo: VERONIQUEBOTTERON.COM)

Philippe Hebeisen: «Le risque principal est celui que posent les bas taux d’intérêt.» Lausanne, 12 octobre 2011 (photo: VERONIQUEBOTTERON.COM)

Les bourses baissent fortement cette année. Mais une action résiste, la Vaudoise. Le groupe vient de présenter des résultats semestriels si solides qu’il peut accroître sa prise de risque.

Les bourses baissent fortement cette année. Mais une action résiste, la Vaudoise, qui présente des résultats solides et décide d’accroître sa prise de risque.

Le Temps: Dans l’assurance, seule l’action Vaudoise est en hausse cette année (+6,5%). Existe-t-il une prime à la prudence?

Philippe Hebeisen: C’est la preuve de la solidité de nos fondamentaux, du doublement des fonds propres en cinq ans, des résultats métiers d’assurance supérieurs à la moyenne du marché sur base régulière.

– Est-ce qu’aujourd’hui le risque majeur pour la Vaudoise est celui de la crise de la zone euro, de l’immobilier ou une récession?

– Je distinguerais trois risques principaux. En bourse, nous voulons optimiser les rendements à travers la capacité de prise de risque de la Vaudoise Générale. Celle-ci a une capacité de prise de risque importante qui nous a incité à augmenter la part en actions ces derniers mois. Le moment n’était pas parfait, mais notre approche est à long terme.

Le deuxième risque concerne le risque de change. Depuis la reprise de la direction en 2009, nous avons décidé de couvrir le risque de change pour l’ensemble de nos placements en devises.

Le troisième risque est le plus important, celui des taux d’intérêt, en particulier pour l’assurance vie. Avec des taux inférieurs à 1%, l’activité d’assurance vie en général est remise en question. Si la situation actuelle n’est que temporaire, comme nous le pensons, ce n’est pas problématique puisque nos engagements portent sur 25 ou 35 ans, mais si elle persiste, des questions sont à aborder sur le type de produits et de couvertures que nous pourrons proposer.

– Existe-t-il un risque immobilier?

– Concernant l’immobilier, nous ne considérons pas le risque comme majeur. Nous sommes l’un des principaux investisseurs dans la région lémanique et continuons à procéder à des achats. Nos placements immobiliers totalisent environ 1 milliard de francs. Mais, dans les comptes, ils sont inscrits à un niveau très conservateur. Le risque de devoir procéder à un amortissement est donc modeste.



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