Livre jeudi4 février 2010

Tout James Pradier, un dandy à l’inventaire

Claude Lapaire publie le catalogue raisonné d’un sculpteur à succès né à Genève en 1790; il fait le portrait d’un personnage fastueux qui a traversé sans encombre les tempêtes politiques et dont l’atelier était un rendez-vous mondain

«Il a tout dans les doigts, et rien dans la tête.» Cette remarque peu amène d’un de ses confrères et concurrents, David d’Anger (1788-1856), résume assez bien l’opinion des milieux cultivés de son époque à l’endroit de James Pradier, l’un des sculpteurs les plus courtisés de la première moitié du XIXe siècle dans toute l’Europe, jusqu’en Russie. James Pradier (1790-1852), fils d’un hôtelier genevois, commence par faire un apprentissage de graveur sur montre qui lui donne accès au cours de l’Ecole de dessins. En 1813, à 23 ans, il obtient la distinction française la plus prestigieuse et la clé des grandes carrières, le Prix de Rome avec son séjour à la Villa Médicis. Il revient à Paris en 1819, soigne autant ses relations mondaines que la promotion de son œuvre. Il entre à l’Académie des beaux-arts et devient professeur à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il a alors 37 ans.

Les archives du Temps sont en libre accès. Vous devez toutefois vous identifier pour accéder à l'article complet.



Chargement des données...