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banque samedi 03 mars 2012

Raiffeisen continue sa progression dans les hypothèques

(Keystone)

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La coopérative a attiré près de 80 000 nouveaux clients en Suisse en 2011. Le troisième groupe bancaire détient désormais 16% du marché hypothécaire

Sur le plan opérationnel, Raiffeisen a poursuivi sa croissance dans son domaine clé, les hypothèques. La coopérative basée à Saint-Gall a renforcé sa place de numéro un en Suisse dans ce segment, ont souligné ses dirigeants vendredi, lors de la présentation des résultats annuels à Zurich.

En 2011, les prêts hypothécaires ont grimpé de 7,5% à 128,5 milliards de francs, soit une augmentation de 8,9 milliards. Raiffeisen a progressé davantage que le marché suisse des hypothèques (+5,2%). En d’autres termes, la banque a gagné des parts de marché. Celles-ci s’élèvent à 16,1%, contre 15,7% en 2010. En dix ans, Raiffeisen a vu ses parts de marché augmenter de près de 4 points.

«Nous avons un portefeuille d’hypothèques solide. Et en 2012, notre taux de croissance pourrait être équivalent à celui de l’an dernier. Le marché est très attractif. D’une part, les taux d’intérêt sont peu élevés. D’autre part, l’arrivée de nombreux étrangers fait augmenter la demande», s’est réjoui Pierin Vincenz, directeur général de Raiffeisen.

Le Grison d’origine met toutefois un bémol: dans certaines régions, il faut faire preuve de prudence. A Zurich, à Zoug, dans l’Arc lémanique et à Saint-Moritz (GR), les prix de l’immobilier se sont emballés. «Il ne s’agit pas d’une bulle. Chez Raiffeisen, 90% des hypothèques concernent des logements occupés par leur propriétaire. Il n’y a donc pas de forte spéculation», analyse le patron du numéro trois bancaire en Suisse. Par ailleurs, a-t-il voulu rassurer, «on observe une tendance croissante de la demande pour les hypothèques à taux fixe sur cinq et dix ans».

Néanmoins, l’agence de notation Moody’s, qui note Raiffeisen Aa2 – seules les banques cantonales de Zurich et de Saint-Gall obtiennent un meilleur rating en Suisse –, perçoit certains nuages dans le segment des hypothèques, témoigne Pierin Vincenz.

Côté passif, les fonds d’épargne et de placement, soit le second pilier d’un groupe qui ­emploie près de 9800 collaborateurs, ont eux aussi progressé. De 6,9% à 93 milliards de francs. Cette hausse est essentiellement due à une plus forte croissance dans les zones urbaines et en Suisse romande. Globalement, Raiffeisen est parvenue à attirer 79 000 nouveaux clients l’an dernier. La coopérative en compte désormais près de 3,6 millions.

Grâce à l’essor de ses deux activités phares, la coopérative, qui compte 1098 succursales dans le pays, a généré un produit d’exploitation record. En hausse de 4%, il a pour la première fois franchi la barre des 2,5 milliards de francs. Quant au bénéfice brut, il a progressé de 4,2% à 992,1 millions. «Il s’agit du chiffre le plus élevé que nous ayons enregistré. Nous sommes parvenus à stabiliser nos charges tout en augmentant notre volume d’affaires», a expliqué Pierin Vincenz.

En revanche, le bénéfice net a reculé l’an dernier. Il s’est inscrit en baisse de 5,1% à 595,3 millions de francs. Ce repli est essentiellement dû à une dépréciation de la participation dans Vontobel. En ignorant ce facteur, le bénéfice net a grimpé de 3,9% à 651,8 millions.

Sur le plan de sa santé financière, Raiffeisen a également progressé. Les capitaux propres sont en hausse de 6,4%, à 9,9 milliards.

Confortée par cet exercice, Raiffeisen planifie l’ouverture de six nouvelles succursales en 2012, contre treize l’an dernier. Aucune d’entre elles ne sera toutefois inaugurée en Suisse romande.

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