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évasion fiscale jeudi 20 décembre 2012

Trois banquiers suisses de ZKB inculpés aux Etats-Unis

Le Temps

Les trois suspects utilisaient des noms de code tels que «Raincity» ou «Kakeycat» pour ouvrir et gérer les comptes en Suisse au nom de leurs clients. (Keystone)

Les trois suspects utilisaient des noms de code tels que «Raincity» ou «Kakeycat» pour ouvrir et gérer les comptes en Suisse au nom de leurs clients. (Keystone)

Le gouvernement américain les accuse d’avoir aidé des clients américains à soustraire 420 millions de dollars (383,9 millions de francs) au fisc sur des comptes helvétiques

Les banquiers suisses sont à nouveau dans le collimateur du Département américain de la justice. Le bureau du procureur de Manhattan a annoncé l’inculpation de trois conseillers à la clientèle de la Banque cantonale de Zurich (ZKB). Le gouvernement américain les accuse d’avoir aidé des clients américains à soustraire 420 millions de dollars (383,9 millions de francs) au fisc sur des comptes helvétiques. Aucun des trois conseillers n’a été arrêté.

L’action est dirigée contre deux actuels et un ancien employés de ZKB. L’un deux travaille dans la banque cantonale depuis 1992. Il est également membre de la direction. Le deuxième est employé de la ZKB depuis 2008. Il est aujourd’hui actif en qualité de chef d’équipe des conseillers financiers. Le dernier a quitté la banque en octobre 2010.

Selon le ministère, les trois suspects, qui résident tous en Suisse et qui n’ont pas été arrêtés, utilisaient des noms de code tels que «Raincity» ou «Kakeycat» pour ouvrir et gérer les comptes en Suisse au nom de leurs clients. Ils encourent cinq ans de prison et 250 000 dollars d’amende.

Trois autres inculpations

Début janvier, trois autres banquiers suisses avaient été inculpés à New York pour avoir aidé des contribuables américains à échapper au fisc. Ils avaient notamment récupéré des clients qui fuyaient la grande banque suisse UBS de peur d’être découverts.

Ces trois hommes avaient été mis en accusation par un «grand jury» pour avoir monté «un plan avec des contribuables américains et d’autres personnes afin de cacher plus de 1,2 milliard d’actifs au fisc». En 2009, les autorités américaines avaient obtenu l’accès aux données de 4500 clients américains d’UBS au terme d’une longue enquête sur des soupçons de fraude fiscale.

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