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Dark Souls mardi 15 novembre 2011

Mourir, rêvez peut-être

(DR)

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Testé sur PS3. Disponible également sur Xbox 360

Toi qui commences ce jeu, abandonne tout espoir… «Demon’s souls» avait frappé par son ambiance sombre et sa difficulté d’une autre époque. Son successeur – «Dark Souls» – nous assène le coup final. La difficulté a été accrue, le terrain de jeu augmenté et les frustrations multipliées par 10.

Dans un univers de «dark fantasy», vous commencez le jeu en tant que… mort-vivant. Et vous devez retourner dans le monde duquel vous venez. Ce ne sera pas sans trucider un flot d’ennemis tout aussi laids que vous. Surtout, ce ne sera pas sans y laisser votre (non) vie des dizaines de fois. Car, à nouveau, chaque ennemi même le plus minable, chaque piège invisible, chaque seconde d’inattention, chaque positionnement raté signifie la perte d’une bonne partie des points de vie. L’approximation est synonyme de mort. Pure, simple.

De fait, «Dark souls» n’est pas un jeu. C’est une école de patience, une leçon d’humilité, un cours magistral de gestion de la frustration. A chaque mort – et elles sont très nombreuses – votre avatar apparaît au dernier « feu de camp » (les rares points de sauvegarde). Vous recommencez votre passage et tous les monstres que vous y aviez déjà trucidés reviennent se rappeler à votre bon souvenir. De plus, votre «corps», tombé au champ du déshonneur, vous attend, conservant les âmes en votre possession (c’est-à-dire vos points d’expériences). Si vous mourrez encore une fois avant de l’atteindre, vous perdez tout. Simple. «Dark Souls» est une expérience sans chichis: une flèche peut vous tuer, une mort peut tout vous faire perdre, et si vous n’êtes pas content, vous recommencez… Le pire, c’est qu’on en redemande.

A noter que le fait de jouer en ligne vous apporte l’aide involontaire des autres joueurs. On y voit leurs mouvements, leurs erreurs, leurs ombres. Et cela permet de gagner plus facilement quelques points d’humanité. Histoire de pouvoir se transformer en être vivant, avec les bonus que cela implique, et surtout la capacité d’invoquer des fantômes…

Jeu d’action/rôle à la troisième personne, «Dark souls» est donc un vrai bonheur à l’ancienne. Même du côté de certains graphismes ou de quelques déplacements un brin rigide. Des détails. Le seul vrai souci est l’habitude qu’ont certains corps de venir s’encoubler dans vos jambes comme de vulgaires poupées de chiffon. Et finalement non, cela ne constitue pas un problème. C’est peut-être le seul moment décrispant de ce jeu excellent, atypique, voire anachronique, mais réservé aux plus patients, aux plus tenaces et à ceux qui arrivent à ne pas fracasser leur pad contre le mur après la 20e mort similaire...

Note : 4,5 sur 5

Age : 16 ans

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