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services bancaires mardi 12 novembre 2013

L’informaticien B-Source va tripler de taille à Nyon

Le sous-traitant dépendant du groupe Avaloq rassemblera les équipes venues de Deutsche Bank sur son site l’an prochain

L’ensemble des 80 employés de Deutsche Bank (Switzerland) Ltd, passés dans le giron de B-Source en juin dernier, seront regroupés durant le courant de l’année 2014 sur son site de Nyon (VD) – où travaillent une trentaine de collaborateurs. Ces salariés dépendent de la société de sous-traitance informatique depuis qu’elle s’est vu confier les services de support – ou back-office – de la gestion de la clientèle fortunée de l’antenne de la banque allemande à Genève.

Annoncée lundi lors d’un point avec la presse sur ses activités, tenu par le patron de B-Source, Markus Gröninger, cette migration refléterait la tendance croissance des banques à externaliser la gestion de leurs opérations. «Auparavant, avec le secret bancaire, les établissements refusaient de confier leur informatique à d’autres; aujour­d’hui, la multiplication des réglementations auxquelles elles doivent se plier – Fatca, MiFID, échange automatique d’informations fiscales… – leur attitude a basculé», assure le responsable de cette société née au sein de la Banca della Svizzera Italiana il y a près de vingt ans. En 2011, la majorité de son capital a été rachetée par Avaloq, numéro un helvétique des logiciels bancaires.

Course à la sous-traitance

«Notre clientèle, à l’origine, c’était les petites banques qui n’avaient pas les moyens de conserver leur département de back-office; aujourd’hui, les établissements de la taille de Deutsche Bank visent autant à réduire leurs coûts qu’à les adapter aux performances des chargés de clientèle, et à se conformer aux nouvelles réglementations», décrit Vincent Lovato, responsable des ventes en Suisse romande. «Les établissements poussent le curseur plus loin et externalisent leur comptabilité ainsi que la préparation de relevés fiscaux», poursuit ce dernier.

Une solution qui n’est envisagée que «si cela coûte 30% de moins que de garder ces fonctions en interne», relate Markus Gröninger. Ce dernier parle «d’industrialisation» du secteur.

Rachats à l’étranger en vue

Le groupe Avaloq est en train de construire un réseau international de centres opérationnels. Le principal reste la Suisse – avec la société B-Source et ses 750 employés au service d’établissements auxquels sont confiés 200 milliards de francs de patrimoine. Un centre a été installé en Allemagne fin 2012, selon la même stratégie: la prise de contrôle des activités de sous-traitance développées par la Qirin Bank. Une centaine d’employés travaillent dans cette structure.

«Dans ce métier, il faut faire du volume, vous ne pouvez pas démarrer dans un pays avec trois personnes», justifie Markus Gröninger. Avaloq cherche à présent à racheter des sociétés – «ou prendre des participations» – afin d’établir des centres similaires au Luxembourg, à Singapour, à Hongkong ainsi qu’en Amérique latine.

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