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économie verte jeudi 22 octobre 2009

Quantis analyse le cycle de vie des produits

La PME lausannoise s’allie à une entité canadienne

«Comment quantifier les impacts (d’une entreprise, d’un produit) sur l’environnement de manière scientifique?» Une question pas si simple, à laquelle répond Quantis. Née en septembre du mariage de la société lausannoise Ecointesys et d’un spin off du Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services de Montréal, cette nouvelle entité emploie une vingtaine de collaborateurs, également en France et aux Etats-Unis. «Nous avons créé une structure internationale afin d’offrir partout la même expertise de pointe en analyse du cycle de vie (ACV)», explique Yves Loerincik, patron de Quantis international et actionnaire, avec neuf autres collègues.

Du point de vue des impacts, le CO2 est un des paramètres bien connu et relativement bien mesuré, alors que d’autres ont besoin d’être affinés. «Par exemple, côté ressources, nous voyons un fort intérêt dans l’empreinte eau, à savoir la consommation de l’eau à toutes les étapes de production. D’ailleurs, nous avons initié un projet pour qu’ISO établisse un standard pour ce secteur, comme pour l’empreinte carbone.» A la question de savoir quel est l’impact le plus important entre une production de tomates en Espagne ou une culture sous serre en Suisse, la réponse n’est pas si intuitive et c’est là que l’ACV et le jugement d’experts entrent en jeu.

Ecobilan pour la BCV

Considérer l’impact sur la biodiversité ou sur la santé humaine relève également du défi. «Surtout qu’il faut le faire de manière scientifique», insiste le dirigeant, qui admet par conséquent que la méthodologie s’avère complexe. Si Quantis travaille avec des multinationales, la société opère aussi pour des PME, comme les fontaines à eau Eden Spring ou Switcher, pour laquelle elle a entre autres établi l’empreinte eau d’un T-shirt. Une de ses volontés consiste d’ailleurs à rendre son outil d’analyse plus accessible. Une nouvelle génération de sa solution informatique sortira en janvier et sera abordable pour les petites entités.

Outre un travail d’experts dans des projets européens, Quantis offre ses services dans l’analyse concrète de produits ou de services. Une ville doit changer sa flotte de véhicules? Quantis soumet plusieurs scénarios qui permettent aux autorités de trancher. Elle propose également des écobilans, comme elle le fait actuellement avec la Banque Cantonale Vaudoise. «Ensuite, nous établissons tous les impacts sur lesquels la société peut avoir une influence. Cela peut par exemple être la mise en place de téléconférences», illustre Yves Loerincik.

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