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Genève jeudi 23 février 2012

Mark Muller: le Conseil d’Etat exige la vérité

(Keystone)

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Un expert indépendant pourrait être mandaté

Le gouvernement genevois souhaite qu’un expert indépendant puisse avoir accès à l’accord confidentiel passé entre Mark Muller et le barman du Moulin à Danses (MàD), pour déterminer si le montant de l’indemnité versée par le magistrat correspond «aux frais réellement encourus, à l’exclusion d’une indemnité pour tort moral.»

En clair, le Conseil d’Etat aimerait s’assurer que Mark Muller n’a pas payé le barman pour qu’il retire sa plainte. L’employé du MàD avait saisi la justice en janvier, se plaignant d’avoir été agressé par le conseiller d’Etat le soir du réveillon. Dans un communiqué conjoint publié le 8 février, Mark Muller avait reconnu les faits et les parties annonçaient un accord à l’amiable mettant fin à la procédure pénale ouverte par le procureur contre le conseiller d’Etat. Sitôt l’accord passé, le président du gouvernement, Pierre-François Unger, avait souhaité connaître les détails de l’indemnisation, indiquant qu’il pourrait retirer ses dossiers à Mark Muller s’il s’avérait que le montant dépassait le règlement des frais.

La nomination d’un expert indépendant est la «seule solution que nous avons trouvée pour connaître le détail de cette indemnité», a expliqué Pierre-François Unger mercredi. En accord avec Mark Muller, une demande en ce sens a donc été adressée aux avocats du barman. Contacté, l’un deux, Me Roland Burkhard, se dit stupéfait par cette demande et ne se prononce pas sur un éventuel accord de son client.

Pour Pierre-François Unger, si le barman et ses avocats devaient refuser cette proposition, «l’affaire serait close. Cela tendrait en effet à démontrer que ce sont eux qui ont quelque chose à cacher, et non pas Mark Muller.»

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