Tahcin Yücel est un malicieux romancier turc par ailleurs professeur de littérature française à Istanbul et traducteur. Conte dramatique, «La Moustache» obsède.
Malicieux, Tahsin Yücel. A Istanbul, le professeur reçoit chez lui, dans un petit immeuble ancien, coincé entre des chantiers de buildings grand style. «Istanbul perd ses traces et son histoire», dit-il sur son canapé tandis que son épouse, élégance d’intellectuelle, se repose. Il parle un beau français, alerte et délié. Tahsin Yücel a traduit 80 romans français en turc: Flaubert, Balzac, Proust, Gide, Camus et puis Tournier et Quignard. Romancier, il manie l’humour, cette mise à distance. Vatandas (Editions du Rocher, 2004) montrait un écrivain en train d’écrire son grand œuvre sur les murs des toilettes publiques; Les Cinq Derniers Jours du prophète (Editions du Rocher, 2006), un poète révolutionnaire en phase d’errance rêveuse et de lente et radicale déperdition psychique.|
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