Nicolas Verdan insuffle au mythe qu’est l’immense architecte une vie romanesque tissée de paroles, de mouvements, d’émotions
Mort au cours d’une baignade en août 1965, Le Corbusier prend ses marques dans la mémoire collective en ce début de XXIe siècle. La partie essentielle de son œuvre est candidate au patrimoine mondial de l’Unesco, alors que sa ville natale, La Chaux-de-Fonds, vient de décrocher cette timbale. Charles-Edouard Jeanneret l’avait quittée fâché en 1917, à l’âge de 30 ans. La Chaux-de-Fonds se gargarise aujourd’hui de cet enfant jamais réconcilié avec elle et prévoit de lui dédier un nouveau quartier en plein centre-ville. Le roman de Nicolas Verdan n’occulte pas la première jeunesse de Charles-Edouard Jeanneret, ni sa reconnaissance ombrageuse au maître qui l’a arraché à un destin tout tracé de graveur pour le pousser vers l’architecture. Le récit se fonde sur une solide connaissance du personnage que l’auteur met en situation à différents moments de son existence. Ce sont des moments «réels», attestés par des correspondances ou d’autres sources fiables.|
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