On l’appelle aussi pervers narcissique. C’est un brillant séducteur, qui ne montre son vrai visage qu’une fois sa proie piégée. Entretien avec Pascal Couderc et Pascale Chapaux-Morelli, auteurs d’un livre qui explore la manipulation affective dans le couple et l’art de celui qui l’érige en arme de destruction
Longtemps, pour la psychiatrie, il n’y a eu de pervers que sexuel. Le pervers de la relation, ce vampire propre qui se nourrit de l’énergie vitale de sa proie, n’a été identifié comme figure pathologique que relativement récemment. Pour les victimes de ce virtuose de la manipulation, c’est un grand progrès, puisque son art consiste à détruire l’autre sans laisser de traces. Un livre paraît ces jours en France, destiné à mieux faire connaître au grand public ce qu’on sait du pervers narcissique et comment s’en défendre. Auteurs de l’ouvrage, un psychanalyste spécialiste des addictions, Pascal Couderc, et la présidente de l’Association d’aide aux victimes de violences psychologiques, Pascale Chapaux-Morelli.|
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