Le chantier est immense. L’humanité a pour double tâche de limiter le réchauffement climatique et de s’adapter aux hausses de température qui ne pourront pas être évitées. Or, limiter le réchauffement climatique suppose de transformer en profondeur la société industrielle, en substituant les énergies fossiles, qui ont constitué jusqu’ici son sang, par des énergies renouvelables, qui ne sont pas encore au point. Ce but exige aussi de rendre à la forêt, la «forêt sauvage», d’immenses territoires qui lui ont été subtilisés par l’agriculture et l’élevage.
L’entreprise va coûter cher, très cher. En investissements dans la recherche comme en mesure d’adaptation. Il reste à savoir qui va payer. Telle est la question centrale de la Conférence de Copenhague. Une question qui n’est plus taboue depuis que beaucoup ont acquis la conviction que l’opération pouvait aussi rapporter gros. Le passage à une nouvelle économie, l’économie verte, promet d’énormes profits à ceux qui sauront le négocier au bon moment.