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comment les directeurs s’informent (2) mardi 26 juillet 2011

Sur les blogs, «je sens le pouls du marché»

(Edipresse)

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Le patron de Corum lit tant la presse locale qu’internationale. Antonio Calce prend le pouls du marché sur les blogs spécialisés

Ipod, Iphone et autres dérivés tactiles ou déclinaisons en I n’ont pas trouvé grâce auprès d’Antonio Calce. La lecture n’est pas assez conviviale ou n’apporte pas suffisamment de confort, selon le patron de la marque horlogère haut de gamme Corum. A l’inverse, il ne jure que par le BlackBerry, son meilleur compagnon de travail. Il est ainsi connecté en permanence avec le personnel de l’entreprise neuchâteloise (160 personnes au total), ses filiales, ses agents et les différents détaillants répartis un peu partout dans le monde.

«Il convient toutefois de savoir ce qui se passe en dehors de l’entreprise. Raison pour laquelle je consomme de l’information à deux niveaux. D’abord localement. Je lis toujours les journaux de l’endroit où je me trouve. Ensuite, le Wall Street Journal Europe me permet d’avoir une perspective plus globale, internationale et transversale.»

Le directeur général de la marque chaux-de-fonnière, qui produit quelque 16 000 montres par année, admet une sorte de saturation au niveau de l’information. Ainsi, il ne lit plus que rarement un journal du début à la fin, mais procède par touches sélectives en fonction de ses centres d’intérêt. S’il ressent une lassitude similaire par rapport à nombre de magazines horlogers, qui «ont tendance à tous se ressembler», il est devenu un inconditionnel de certains sites ou blogs spécifiquement consacrés à son secteur, du moins ceux offrant du contenu, de la plus-value. «J’y consacre une heure par jour. J’aime bien savoir ce qui se dit en Asie, aux Etats-Unis, en Europe, au Mexique. Bref, partout où il y a des informations de qualité. Cela me permet de voir les nouveautés des concurrents, de sentir le pouls du marché, etc.»

Même s’il ne le voulait pas, les relations avec la presse font de toute manière partie intégrante du travail d’Antonio Calce, puisqu’il accorde entre 15 à 20 interviews par an. Un travail de communication devenu incontournable, particulièrement pour une marque indépendante qui n’a pas les mêmes moyens marketing et de communication que celles appartenant à des grands groupes.

Lorsque Corum a intégré récemment dans ses structures le constructeur de mouvements Les Artisans Horlogers, la marque a eu le droit à un article conséquent dans le Financial Times. «Jamais ce journal ne nous a accordé autant de place. Il y a dix ans, il aurait à peine parlé de nous. Preuve que le travail de fond porte ses fruits», se réjouit Antonio Calce. Il semble en effet bien loin le temps où la société horlogère Corum avait presque été acculée au dépôt de bilan. Cette mauvaise passe fait désormais partie du passé. Le patron se tourne au contraire vers le futur pour consolider et asseoir encore davantage cette renaissance remarquée. Avec en ligne de mire une extension de la manufacture dans la cité horlogère. Un projet devisé à 15 millions de francs et sur lequel il faudra aussi capitaliser en termes d’images. Que ce soit au niveau de la presse régionale ou internationale.

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