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Gastronomie samedi 04 février 2012

Des top chefs à Palexpo

(Keystone)

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La finale suisse du Bocuse d’or, le plus prestigieux des concours, a lieu lundi à Genève

Exit Kadi, bonjour l’Académie suisse du Bocuse d’or. Les méchantes langues qui ironisaient à chaque édition sur l’origine du sponsor du plus chic des concours gastronomiques, pourvoyeur de prêt-à-manger, iront se rhabiller.

Le concours suisse du Bocuse d’or est désormais placé sous la haute autorité de l’Académie du même nom créée tout exprès par Philippe Rochat et soutenue par une douzaine de sponsors, de l’horloger de luxe à une eau minérale pétillante.

Au divorce d’avec le précédent sponsor (qui maintient son propre concours en Suisse alémanique) s’ajoute le fait que la sélection suisse du Bocuse d’or se fait désormais à Genève, dans le cadre du Salon international de la restauration et de l’hôtellerie (SIRHA).

Le Bocuse d’or? La plus redoutable des épreuves, à laquelle concourent quelque soixante pays. La sélection helvétique de ce lundi ouvre donc la voie au Bocuse Europe, cinq semaines plus tard, à Bruxelles voire, potentiellement, au Bocuse monde, en janvier 2013 à Lyon.

Sole et poulet de Bresse

Lundi matin, 10 heures. Quatre candidats (trois Alémaniques et un Tessinois, tous déjà passés sur le fil d’autres concours) et quatre boxes. Face au public, aux cloches de vaches et à l’œil des caméras. Face aussi à un banc de soles fraîchement pêchées dans la mer du Nord et à une armada de volailles de Bresse. Leur mission? Cuisiner en cinq heures et demie une entrée à base de poisson pour quatorze personnes, un plat pour autant de convives, trois garnitures de rêve. Les convives? Le top des chefs du moment, bien sûr. Un jury de haut vol présidé par Franck Giovannini, sous-chef de Rochat et futur chef de Violier. Mais encore? Philippe Chevrier, Stéphane Décotterd, Claude Legras notamment, encadrés par un trio d’honneur formé des triplement étoilés Girardet-Rochat-Rabaey.

Pourquoi si peu de vocations romandes? «Qui a envie d’un tel investissement personnel?» s’interroge Franck Giovannini, lui-même ancien médaillé de bronze et candidat à deux reprises.

SIRHA Genève, Palexpo,
lundi 6 février dès 10h.
www.sirha-geneve.com

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