Le gouvernement Berlusconi veut favoriser la dénonciation des immigrés illégaux. Famiglia Cristiana parle de retour des lois raciales. Certains médecins portent des autocollants «nous ne sommes pas des espions»
«Nous ne sommes pas des espions.» Indignés, les médecins et les infirmiers italiens lancent l’alarme. La décision du gouvernement Berlusconi d’abolir l’interdiction pour le corps médical de dénoncer les clandestins provoque une vive indignation parmi les praticiens. La mesure n’a pour l’heure été votée que par le Sénat le 4 février dernier. Fortement voulue par le xénophobe parti de la Ligue du Nord, elle doit encore être approuvée par la Chambre des députés dans le cadre d’un projet de loi sur la sécurité qui introduit aussi le délit de clandestinité, un registre pour les sans domicile fixe ou encore la légalisation des «rondes padanes», sortes de milices populaires non armées.|
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