dettes samedi6 février 2010

Les incertitudes grecques, du pain bénit pour les spéculateurs

Les marchés cherchent des rendements maximaux et n’hésitent pas à prendre des risques élevés. Le débat est lancé sur leur rôle dans la crise grecque, mais aussi espagnole et portugaise

«Le pays se trouve au centre de spéculations qui ont pour cible finale l’euro et l’utilisation de la Grèce en tant que maillon faible. Il est du devoir national de repousser ces tentatives qui veulent conduire le pays à l’abîme.» C’est en ces termes que le premier ministre grec Georges Papandréou s’est attaqué mercredi aux investisseurs qui avaient poussé le rendement sur les obligations d’Etat émises la veille à 6,5%, soit deux fois plus que le taux pour des titres comparables. Et, lors d’un discours prononcé hier à New Delhi, le chef d’Etat grec a averti qu’une «attaque concertée était en cours contre l’euro, en passant par l’Espagne et le Portugal, comme cela a été le cas avec la Grèce».

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